La filière industrielle de l’emballage et du conditionnement a exporté en 2022 pour près de 22 millions de dollars en produits, fabriqués par 150 opérateurs. Ces produits ont été expédiés vers 57 pays, principalement la Tunisie (53%), la Libye (5%) et la Turquie (5%).
Le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, qui a révélé ces chiffres, a indiqué hier, dimanche à Alger, à l’occasion de l’inauguration du Salon de l’emballage et du conditionnement des produits destinés à l’exportation, que le secteur «enregistre des progrès considérables ces dernières années, notamment en ce qui concerne l’emballage en carton ondulé, en plastique et dérivés». Selon lui, le marché est correctement approvisionné en ces produits, en quantité et en qualité, à l’exception de l’emballage en verre où on connaît quelques difficultés. Le ministre a relevé, à ce propos, l’importance du secteur dans la commercialisation des produits, précisant que l’emballage intervient non seulement dans la protection des marchandises, mais aussi dans leur promotion. « L’emballage joue un rôle majeur dans la commercialisation des produits au niveau des marchés internationaux. C’est l’un des facteurs les plus importants qui interviennent dans l’augmentation ou la diminution de l’efficacité marketing du produit, selon le degré de respect des normes fonctionnelles et esthétiques exigées», a indiqué Rezig, soulignant que le conditionnement des produits peut avoir «un avantage concurrentiel au niveau des marchés étrangers, en attirant le plus grand nombre possible de distributeurs et de consommateurs». S’agissant de l’emballage des produits alimentaires, le ministre a indiqué qu’il est soumis à des normes spécifiques que nos opérateurs doivent impérativement respecter, aussi bien sur le marché national qu’international. «Les exigences des règles relatives à l’emballage des produits alimentaires sont considérées comme les plus strictes au niveau international, car elles concernent la santé du consommateur et son environnement», a-t-il précisé.
Quant à l’étiquetage, qui indique un ensemble d’informations sur les ingrédients utilisés, le pays d’origine, la date de production, le poids et les certificats, le ministre a insisté sur la nécessité de se conformer aux normes imposées dans ce domaine afin de «gagner une place et une présence sur les marchés internationaux hautement concurrentiels». Notons que ce Salon, qui prendra fin le 15 février, est conjointement organisé par l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur et la Safex, sous le slogan «l’emballage et le conditionnement pour une commercialisation efficace des produits destinés à l’export». Selon les organisateurs, ce Salon entend «promouvoir cette industrie, encourager l’investissement dans ce secteur et donner une valeur ajoutée aux produits algériens destinés au marché extérieur».
W.B
