Le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi, a relevé hier, mardi à Alger, la nécessité d’élaborer “une stratégie réelle pour une gestion efficiente des médicaments essentiels”, soulignant la volonté des pouvoirs publics d’assurer des soins de qualité aux citoyens.
Par Wahiba Blidi
“Nous devons élaborer une stratégie réelle à même de garantir une gestion efficiente des médicaments essentiels et devons œuvrer sans tarder pour offrir les meilleures solutions aux équipes soignantes”, a souligné le ministre, à l’ouverture d’une rencontre intitulée médicaments essentiels: pour un meilleur accès aux soins”. Evoquant “l’impératif” de la disponibilité des produits pharmaceutiques, et plus précisément des médicaments essentiels, il a appelé à “l’implication de tous pour lever les contraintes liées à l’approvisionnement, l’optimisation et la qualité” de ces produits. M. Saihi a affirmé, à ce titre, “la détermination des pouvoirs publics à garantir aux citoyens des prestations de soins selon des normes internationales et à consentir le maximum d’efforts pour aboutir à des solutions fiables et durables”. Et de préciser, citant la définition faite par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), que les médicaments essentiels sont ceux qui “répondent aux besoins prioritaires de santé de la population, avec un accès facile et un prix abordable”. Expert clinicien en cardiologie, Djamel Eddine Nibouche, est intervenu sur le thème de “la conception, la pertinence et le rôle des médicaments essentiels ainsi que leur accès dans le système algérien de santé”, en insistant sur la nécessité d’élaborer “une liste des maladies prévalentes” à l’échelle nationale. Son confrère, Amar Tebaibia, expert clinicien en médecine interne, s’est également prononcé pour l’établissement d’une liste des médicaments essentiels, plaidant, par ailleurs, pour l’encouragement des médicaments innovants ayant démontré leur efficacité thérapeutique, en solutionnant, toutefois au préalable, l’aspect lié à leur coût afin d’en garantir une large accessibilité.
Toutes les dispositions pour faire face aux perturbations liées au traitement du cancer
Intervenant dans le même conteste, Le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi, a affirmé que son département a pris les dispositions nécessaires pour faire face aux perturbations liées à la disponibilité des médicaments destinés au traitement du cancer, assurant que le nombre des médicaments disponibles actuellement est porté à 7 parmi les 12 concernés par la rupture. “Nous avons pris des dispositions pour faire face aux perturbations liées au traitement du cancer”, a fait savoir M. Saihi en marge d’une rencontre intitulée “médicaments essentiels : pour un meilleur accès aux soins”, précisant qu’avec les traitements importés récemment, “le nombre des médicaments anti-cancer disponibles est porté à 7, en attendant l’aboutissement des démarches auprès du marché mondial pour l’acquisition des 5 médicaments restants”. Il a souligné, dans le même contexte, “le travail sérieux” entrepris par le ministère de la Santé, en partenariat avec celui de l’Energie et des Mines, pour la prise en charge du chantier de développement de la médecine nucléaire intervenant dans le traitement de cette maladie. Le ministre a ajouté, par la même occasion, que grâce aux efforts de l’Etat, le taux de disponibilité des médicaments essentiels est passé de 67 % à 85 % des besoins nationaux.
W.B
