Le professeur Kamli Mohamed, de l’Université Djillali Liabes à Sidi Bel Abbes, a souligné l’importance du 7ème sommet des chefs d’État et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), organisé en Algérie du 29 février au 2 mars. Ce sommet est une opportunité majeure pour mettre en valeur les ressources énergétiques et améliorer le statut international de l’Algérie. Dans un contexte géopolitique mondial en mutation, ce rassemblement vise à développer des stratégies et fixer des priorités pour optimiser l’utilisation des ressources énergétiques et consolider la présence de l’Algérie sur la scène mondiale. L’expert économique a identifié quatre objectifs clés du forum : accroître le rôle du gaz naturel dans le développement durable et la sécurité énergétique, assurer une juste valorisation du gaz, promouvoir les technologies innovantes dans le secteur gazier, et augmenter l’influence internationale du GECF. Un point d’orgue de ce sommet sera la présentation d’études prospectives jusqu’en 2050, évaluant la production, les réserves, et l’exportation de gaz des membres, pouvant mener à la création d’une “organisation du gaz”. En accueillant ce sommet, l’Algérie se positionne comme un acteur clé, potentiellement devenant un pont stratégique entre l’Afrique et l’Europe pour le transport de gaz, notamment après la réalisation du gazoduc reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger. En tant que membre fondateur du GECF et grâce à sa position stratégique, l’Algérie est prête à jouer un rôle de premier plan au sein du forum. Ce sommet devrait renforcer le statut régional et international de l’Algérie, lui permettant d’agir efficacement à divers niveaux. L’inauguration du siège de l’Institut de recherche sur le gaz par le GECF marque également un progrès significatif pour l’échange d’expériences et de recherches entre les membres.
W.B
