76ᵉ anniversaire de la Nakba / Plus de sept décennies plus tard, l’exode n’est toujours pas fini

 

 

Les Palestiniens ont, partout dans le monde, commémoré hier, mercredi 15 mai, le 76ᵉ anniversaire de la Nakba, c’est-à-dire la catastrophe, ce qui veut dire aussi la création de l’entité sioniste qui a poussé sur les routes des centaines de milliers de personnes.

 

Par  Tinhinane Ait Afrah

 

 

Sept décennies plus tard, cet exode n’est toujours pas fini, d’après l’Unrwa : 450.000 personnes ont fui Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza, tandis que l’armée d’occupation continue de pilonner cette ville stratégique, à la frontière égyptienne. Les Palestiniens de Ghaza sont à nouveau déplacés, une aide humanitaire qui ne rentre quasiment plus, un système de santé au bord de l’effondrement… La situation sanitaire est catastrophique à Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza, témoignent les organisations humanitaires. Médecins sans frontières (MSF) vient d’évacuer l’hôpital dans lequel il travaillait à Rafah, à cause des bombardements. C’est le douzième hôpital que Médecins sans frontières (MSF) évacue en sept mois de guerre avec des conséquences catastrophiques pour les patients, qui se retrouvent dans des hôpitaux de campagne, dans des conditions précaires. Et ils ne peuvent pas être évacués vers l’Égypte. Parce que le point de passage de Rafah a été pris par l’armée d’occupation sioniste et il est désormais fermé. Aujourd’hui, selon l’OMS, les deux tiers des hôpitaux de Ghaza sont hors service, c’est-à-dire 24 sur 36. Ceux qui fonctionnent le font dans des conditions très précaires.« Nous n’avons pas pu avoir d’entrée d’aide humanitaire depuis le 6 mai, constate Guillemette Thomas, coordinatrice médicale de MSF Palestine, basée à Jérusalem. Ça concerne les médicaments, le matériel médical, la nourriture évidemment, qui est un problème crucial. Mais il y a également le problème de fioul, qui a un impact direct sur le fonctionnement des hôpitaux. Tous les hôpitaux fonctionnent sur générateur. S’il n’y a pas de fioul, il n’y a pas d’électricité. Donc, les hôpitaux ne peuvent pas fonctionner. »L’autre conséquence de la fermeture du point de passage de Rafah, c’est que personne ne rentre, ni ne sort. MSF a 23 personnels de santé étrangers bloqués à l’intérieur de Ghaza depuis l’opération de  sur Rafah. Ceux qui devaient les remplacer ne peuvent pas rentrer. Les médecins palestiniens, eux, sont épuisés après sept mois de guerre.Selon Guillemette Thomas, certains ont, à présent, peur d’aller travailler. « Il y a un hôpital à Rafah qui fonctionne aujourd’hui à mi-régime, non pas parce qu’il est dans une zone d’évacuation, mais parce que le personnel a peur d’y aller travailler. Ils ont vu ce qu’il s’est passé à l’hôpital al-Chifa, à Nasser, avec les arrestations des personnels de santé, avec les destructions des structures de santé », poursuit l’humanitaire. De son côté, une responsable de l’ONU a déclaré que “toute aide humanitaire pourrait s’arrêter dans quelques jours”, en raison de la pénurie de carburant due à la fermeture des points de passage à Ghaza, soumise à une guerre génocidaire depuis le 7 octobre2023. “Tout fonctionne au carburant et à moins que la situation ne change, nous n’avons que 2 à 3 jours avant que toutes les opérations humanitaires ne s’arrêtent”, a affirmé mardi la porte-parole du bureau humanitaire des Nations Unies à Ghaza, Olga Cherevko, citée par des médias. La situation à Ghaza, qui subit d’intenses attaques, continue d’être “catastrophique” et s’aggrave de jour en jour, a-t-elle relevé, notant que les conditions dans les endroits où vivent les Palestiniens et où ils doivent se rendre “sont si terribles, ne disposant pas d’installations sanitaires, ni de nourriture, ni d’abri “.La responsable onusienne a également fait remarquer que l’aide humanitaire disponible n’est suffisante que pour une très courte période et que les gens n’ont pas la force de faire face à la situation.”Ces personnes ont été déplacées six, sept, huit fois, voire plus, et elles s’enfuient à nouveau en quête de sécurité”, a-t-elle déploré, estimant qu'”il n’y a aucun endroit sûr à Ghaza”. La responsable onusienne a en outre appelé à “la réouverture immédiate des postes frontaliers et à une augmentation substantielle du flux d’aide humanitaire”. Notant, par ailleurs, que le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 35.233 martyrs et 79.141 blessés, depuis le 7 octobre dernier, ont indiqué, mercredi, les autorités palestiniennes de la Santé. Selon la même source, l’armée d’occupation sioniste a commis 5 massacres au cours des dernières 24 heures dans la bande de Ghaza, faisant 60 martyrs et 80 blessés.Les autorités palestiniennes de la Santé ont également indiqué qu’un certain nombre de victimes palestiniennes se trouvent encore sous les décombres et sur les routes, et que les forces de l’occupation empêchent les ambulances et les équipes de la Protection civile de leur porter secours.Depuis le 7 octobre 2023, l’armée sioniste mène une agression sauvage contre l’enclave palestinienne qui a entraîné des destructions massives d’infrastructures, en plus d’une catastrophe humanitaire sans précédent.

 

T.A.A

 

 

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