Plus de 700.000 Palestiniens dans la bande de Ghaza, cible d’une agression génocidaire menée par les forces d’occupation sioniste depuis le 7 octobre 2023, ont été forcés de se déplacer au cours des dix derniers jours a annoncé l’ONU.
Par Tinhinane Ait Afrah
La situation actuelle des Palestiniens, forcés au déplacement, a été rapportée dans un message diffusé sur le compte officiel. Ainsi, il a été mis en évidence que plus de 600.000 Palestiniens ont été déplacés du sud de Ghaza et plus de 100.000 autres du nord de Ghaza, y compris des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, suite aux attaques des forces sionistes et aux ordres d’évacuation.” Les forces d’occupation sioniste doivent cesser de mettre en danger les personnes déplacées et, au lieu de cela, elles doivent, si possible, répondre à leurs besoins fondamentaux et faciliter l’entrée et l’acheminement de l’aide humanitaire”, précise encore le HCDH-Palestine. Des offensives terrestres avaient été lancées le 7 mai par l’armée d’occupation sioniste à l’est de Rafah, zone où se réfugiaient les Palestiniens déplacés. Depuis le 10 mai, l’armée d’occupation sioniste a élargi ses attaques terrestres dans le nord de Ghaza, et en particulier dans la région de Jabalia. Le crime ne s’arrête pas là, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué hier, vendredi, n’avoir reçu aucune fourniture médicale dans la bande de Ghaza depuis le 6 mai, lorsque l’armée sioniste a ordonné aux civils de quitter l’Est de Rafah. La fermeture du point de passage de Rafah “nous met dans une situation difficile concernant les déplacements des travailleurs médicaux, ainsi que pour la rotation du personnel de l’ONU et des équipes médicales”, a souligné un porte-parole de l’OMS à Genève, Tarik Jasarevic. “Le problème le plus important actuellement est celui du carburant”, a insisté M. Jasarevic. Le porte-parole de l’OMS a expliqué qu’il faut entre 1,4 et 1,8 million de litres de carburant par mois pour mener à bien les activités des établissements de santé et d’autres partenaires de ce secteur. Le 7 mai, les forces sionistes sont entrées avec des chars dans l’Est de Rafah avant de prendre le point de passage éponyme et de fermer cette entrée cruciale pour les convois humanitaires transportant des aides à une population menacée de famine à Ghaza, selon l’ONU. Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 35.303 martyrs et 79.261 blessés, depuis le 7 octobre dernier, ont indiqué hier, vendredi, les autorités palestiniennes de la Santé. Selon la même source, l’armée d’occupation sioniste a commis 4 massacres au cours des dernières 24 heures dans la bande de Ghaza, faisant 31 martyrs et 56 blessés. La Société du Croissant-Rouge palestinien a déclaré jeudi que plus de 15.000 enfants sont tombés en martyrs depuis le début de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza, le 7 octobre dernier. L’Association a précisé, à travers son compte sur la plateforme “X”, que la guerre génocidaire qui se poursuit depuis plus de 7 mois à Ghaza, a coûté la vie à “15.103 enfants palestiniens”. Depuis le 7 octobre 2023, l’entité sioniste mène une guerre dévastatrice contre Ghaza qui a fait environ 114.000 martyrs et blessés, pour la plupart des enfants et des femmes, et environ 10.000 disparus dans un contexte de destruction massive et de famine qui a coûté la vie à des enfants et à des personnes âgées. Les autorités palestiniennes de la Santé ont, de leur côté, également indiqué qu’un certain nombre de victimes palestiniennes se trouvent encore sous les décombres et sur les routes, et que les forces de l’occupation empêchent les ambulances et les équipes de la Protection civile de leur porter secours.
T.A.A
