La Turquie n’a pas de conditions préalables au dialogue avec le gouvernement syrien et les pourparlers doivent être axés sur des objectifs, a déclaré hier, mardi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, dans un nouvel assouplissement de la position d’Ankara vis-à-vis de Damas. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré, après des entretiens en Russie au début du mois, que son homologue russe Vladimir Poutine avait suggéré à la Turquie de coopérer avec le gouvernement syrien pour lutter contre la violence le long de leur frontière commune. Recep Tayyip Erdogan a prévenu que la Turquie pourrait lancer une nouvelle incursion militaire dans le nord de la Syrie, visant les combattants kurdes syriens, afin d’étendre une “zone de sécurité” dans laquelle Ankara estime que certains des 3,6 millions de réfugiés syriens qu’elle accueille actuellement pourraient retourner. Interrogé la semaine dernière sur d’éventuelles discussions avec Damas, le président turc aurait déclaré que les relations diplomatiques entre les États ne peuvent jamais être totalement rompues. Il est “nécessaire de prendre de nouvelles mesures avec la Syrie”, a dit Recep Tayyip Erdogan, cité par les médias turcs.
R.I
