Ce monument, construit en 1848 par l’architecte Dupont, se trouve rue du Cirque, actuellement appelée rue Ettarabia. La porte du caravansérail, qui servait d’entrée à un hôtel de caravanes rasé en 1883, a été déplacée en 1955 vers les jardins de la promenade de l’Étang, désormais rue Abdelhamid Ibn Badis, dans le quartier de Sidi El Houari.
Par Malika Azeb
À l’origine, la porte de Caravansérail, couvrant une superficie de 4 000 mètres carrés, était une auberge pour les commerçants de passage. Elle a ensuite été transformée en hôpital Saint-Lazare lors de l’épidémie de choléra qui a frappé la ville d’Oran en 1849.
Son architecture mauresque, de couleur blanche, se distingue par son arc outrepassé brisé. Malheureusement, cette porte, qui fait partie des vestiges anciens d’Oran, a été détruite en 2001 lors des intempéries qui ont touché la ville.
Actuellement, un projet de reconstruction de ce monument architectural et historique, classé patrimoine national, est en cours, selon la direction locale de la Culture et des Arts de la wilaya d’Oran. La structure responsable des travaux de réhabilitation a été désignée et une enveloppe financière de 30 millions de dinars a été allouée, d’après les mêmes sources.
Le responsable du service du patrimoine, Djamel Barka, a affirmé que la reconstruction de l’édifice devrait durer cinq mois. La réhabilitation des monuments historiques dans la capitale de l’Ouest contribuera à renforcer le tourisme intérieur.
Un bureau d’études a été sélectionné pour superviser l’exécution du projet, dont les travaux commenceront bientôt après la finalisation des démarches administratives nécessaires.
Il convient de rappeler que la ville d’Oran abrite cinq portes historiques, qui sont autant d’accès à la cité, toutes classées au patrimoine national. Parmi elles, on trouve Bab Canastel, connue sous le nom de porte de la mer, ainsi que Bab Espagne, Bab El Marsa (Porte Santon) et la porte de Tlemcen.
M.A
