Hier, lundi à Alger, le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a souligné l’importance de la protection de la propriété intellectuelle comme moteur de croissance et de prospérité pour l’innovation. Lors d’une conférence sur la propriété intellectuelle organisée par la chambre américaine de commerce en Algérie (AmCham) et placée sous l’égide de son ministère, il a été représenté par le Dr Redha Belkacemi, directeur de la promotion de la production pharmaceutique. M. Aoun a affirmé que son ministère accorde une grande importance à la protection des droits de propriété intellectuelle, essentielle pour sécuriser les activités de recherche et d’innovation. Il a mentionné que le contexte international nécessite que les pays établissent des politiques solides pour valoriser et exploiter leurs potentiels innovants. Il a rappelé l’inauguration en 2019 du premier bureau africain de l’Organisation mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) en Algérie, ce qui a renforcé la gestion des questions de propriété intellectuelle et amélioré les capacités des institutions nationales telles que l’INAPI et l’ONDA, acteurs clés de l’écosystème national de l’innovation. L’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Mme Elizabeth Moore Aubin, a exprimé son admiration pour les progrès de l’Algérie dans le domaine de la protection intellectuelle et a réaffirmé la disponibilité des États-Unis à coopérer avec l’Algérie dans ce secteur. De son côté, Abdelhafid Belmehdi, directeur de l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI), a souligné les efforts continus pour protéger la propriété industrielle. Il a assuré que l’INAPI évolue, s’adapte et adhère aux conventions internationales pour remplir efficacement sa mission de service public, qui inclut la protection de la propriété industrielle et le soutien à travers la mise à disposition d’informations et de formations pour une meilleure protection. Il a aussi valorisé le rôle des centres d’appui à la technologie et à l’innovation (CATI), au nombre de 128 sur le territoire national, qui accompagnent les universités et protègent leurs projets contre le plagiat ou le vol scientifique. Il a également annoncé le lancement récent des CATIs thématiques, dont le premier réseau spécialisé est le CATI Eco, en collaboration avec l’Université Constantine 3, et le futur CATI Pharma qui regroupera le secteur de la pharmacologie. La rencontre a rassemblé des professionnels de la santé et des responsables d’institutions publiques concernées par la protection de la propriété intellectuelle, et a été l’occasion d’un débat enrichissant sur le sujet.
A.K
