Nouvelle loi européenne sur le retour des migrants / L’ONU exprime ses regrets

 

 

Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Turk, a exprimé samedi ses regrets à propos de la nouvelle législation de l’Union européenne (UE) sur le retour de migrants, soulignant que les pays européens ne peuvent pas transférer leurs obligations en matière de droits humains à des pays tiers.

“Les pays de l’UE ne peuvent pas simplement externaliser leurs obligations en matière de droits humains”, a déclaré dans un communiqué Volker Turk, ajoutant que la détention et le retour de personnes vulnérables, y compris des enfants, constituent des opérations particulièrement sensibles de l’action publique, comportant un risque élevé de violations des droits humains.

Il a souligné la nécessité d’accorder une attention particulière à la protection de la dignité humaine, “dans les faits comme dans la loi”.

“Le droit international des droits humains et des réfugiés est très clair : personne ne doit être renvoyé vers un lieu où il risquerait de graves violations de ses droits”, a-t-il martelé.

“C’est le principe fondamental du non-refoulement. Il doit être pleinement respecté par tous les pays et territoires, en toutes circonstances”, a-t-il ajouté.

“Les décisions d’expulsion doivent toujours être fondées sur des décisions individuelles et ne doivent pas prendre effet avant la conclusion des procédures d’appel”, a souligné le responsable onusien.

Le Parlement européen a adopté un règlement sur le retour des migrants déboutés de l’asile. Cette réforme prévoit notamment la possibilité pour les Etats membres de conclure des accords afin d’établir des centres de rétention hors des frontières de l’UE, appelés “hubs de retour”.

 

RI

 

 

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