Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), 99 % de la population mondiale respire un air pollué, ce qui entraîne chaque année la mort prématurée de huit millions de personnes, dont 700 000 enfants de moins de cinq ans.
Par Malika Azeb
Face à cette situation alarmante, les États membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont approuvé, ce lundi, une feuille de route actualisée visant à renforcer la lutte contre les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur la santé. Par cette adoption, ils réaffirment leur engagement à protéger les populations des dangers liés à la dégradation de la qualité de l’air.
Cette feuille de route, approuvée lors de la 78e Assemblée mondiale de la santé, fixe pour objectif de réduire de 50 % d’ici à 2040 les effets de la pollution de l’air sur la santé. Pour y parvenir, elle encourage la mise en œuvre d’actions concrètes telles que la réduction des émissions de polluants, le renforcement des capacités institutionnelles, ainsi que le partage des bonnes pratiques et des solutions efficaces.
À travers cette nouvelle résolution, l’OMS et ses États membres s’engagent à intensifier leurs efforts pour surveiller, prévenir et atténuer les impacts sanitaires de la pollution. Cette initiative représente une étape majeure vers un air plus pur, une meilleure qualité de vie et une accélération des progrès en matière d’objectifs de développement durable (ODD).
Aujourd’hui encore, 99 % de la population mondiale respire un air dont la qualité dépasse les seuils recommandés. Cela signifie que la majorité des personnes sont exposées à des niveaux de pollution atmosphérique dangereux pour leur santé.
Cette pollution entraîne de graves problèmes de santé, notamment des maladies respiratoires, cardiovasculaires, ainsi que divers types de cancers. Elle représente également un coût économique considérable, en particulier pour les pays les plus vulnérables, qui peinent à faire face à ses répercussions sanitaires et sociales.
M.A
