Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Lounès Magramane, a affirmé, en fin de semaine dernière à Alger, que l’Algérie était profondément attachée aux approches pacifiques visant principalement à instaurer la paix et la stabilité internationales en faisant prévaloir les dimensions humanitaires, communautaires et nationales garantes de la prévention contre la recrudescence de la violence. Magramane s’exprimait à la clôture officielle de la 15e édition du «stage de formation international en partenariat algéro-roumain» qui a pour thème «Les voies de renforcement de la stabilité et de reconstruction post-conflit dans la région du Sahel», marquée par l’organisation, depuis dimanche dernier, de plusieurs conférences, visites et exercices de simulation ayant profité à 30 participants de 10 pays africains, en sus de l’Algérie, pays organisateur, la Roumanie et l’Union africaine. Pour le SG du MAE, l’organisation de cette session «ne se limite pas uniquement aux débats académiques, mais vise à dégager une vision stratégique commune pour les pays du Sahel avec pour base de trouver des solutions adéquates conformément à des exigences étudiées et fondées sur des cadres consensuels auxquelles se réfèrent les principaux acteurs». Ainsi, «l’Algérie, partant de sa conviction de l’importance d’instaurer la paix et la sécurité au Sahel et soucieuse d’opter pour les choix pacifiques face aux menaces qui guettent la région et de rejeter toute forme de violence, y compris les interventions militaires vouées d’emblée à l’échec, prend à chaque fois l’initiative de jouer un rôle axial conformément à l’approche du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, puisée de la tradition ancrée de la politique extérieure algérienne face à ces problématiques, convaincu que notre pays partage avec les frères africains les mêmes défis et aspirations et un destin commun». A cet égard, il a particulièrement insisté sur l’impératif de recourir aux chartes, conventions et résolutions convenues par la communauté internationale, en tête desquelles les principes de la Charte des Nations unies (ONU), «dans un contexte où plusieurs pays ont renié ces principes et ces chartes, voire les plus simples sentiments humains qu’imposent les principes du droit humanitaire international».
Violence sans précédent contre le peuple palestinien
Dans ce cadre, il a évoqué l’escalade sans précédent de la violence exercée contre le peuple palestinien sans défense dans la bande de Ghaza et la violation systémique des us et chartes internationales à son encontre, exhortant la communauté internationale à «intervenir immédiatement pour faire cesser ces massacres qui représentent un génocide». Au terme de son allocution, le SG a souligné que «l’instauration de la sécurité et de la paix internationales requièrent de nous davantage d’efforts, avec la participation de tous les pays et organisations internationales, organisations de la société civile et locale, chacun depuis sa position et selon ses responsabilités, pour écarter la violence et éradiquer toutes ses causes». De son côté, le secrétaire d’Etat au ministère roumain des Affaires étrangère, Traian Hristea, a souligné le rôle de l’Algérie au sein du continent africain et la convergence de vues et des positions des deux pays en matière de stabilisation et de développement des pays du Sahel. Il a affirmé que l’organisation de cette formation au profit des pays du Sahel reflète la volonté de la Roumanie de contribuer à la sécurité et au développement dans la région, et son rôle responsable dans la politique internationale, à travers une présence constante dans des Missions de l’ONU et de l’Union européenne, en Afrique et dans la région du Sahel. Pour sa part, l’ambassadeur roumain en Algérie, Gruia-Otiliu Jacota, a indiqué que la Roumanie a décidé d’organiser cette session de formation en Algérie, «compte tenu de l’expérience de l’Algérie dans la lutte antiterroriste et dans la médiation des crises au Sahel», affirmant que son pays «a sélectionné pour cette session de formation des spécialistes roumains avec une grande expérience dans la gestion des situations d’urgence, ainsi que dans les Missions de stabilisation et de reconstruction post-conflit».
RA
