Le typhon Toraji a frappé dans la soirée du lundi le nord-est des Philippines, causant des dégâts importants, notamment pour les habitants des régions septentrionales.
Par Ikram Haou
L’Agence météorologique nationale des Philippines a rapporté que le typhon a touché terre à 8 h 30, heure locale (00 h 10 GMT) dans la ville de Dilasag, située à environ 220 kilomètres au nord-est de la capitale, Manille. Les vents ont atteint une vitesse maximale de 130 km/h, provoquant des fermetures de nombreuses institutions, notamment des écoles, des ports et des bâtiments administratifs, par mesure de sécurité.
Merwina Pableo, responsable de la gestion des catastrophes dans la ville voisine de Dinalungan, a déclaré : « Nous avons été frappés par des vents violents et de fortes pluies. Certains arbres ont été déracinés, et l’électricité est coupée depuis hier. »
En prévision du typhon, un ordre d’évacuation avait été émis la veille, obligeant les habitants de 2 500 villages à quitter leurs maisons. Par ailleurs, l’Agence météorologique nationale a conseillé aux marins de rester à quai ou de trouver refuge dans les ports les plus proches en cas de présence en mer.
L’agence a également mis en garde contre des vents encore plus forts et des pluies torrentielles dans le nord de l’archipel. Elle a souligné le risque de vagues géantes pouvant frapper l’île de Luçon.
Toraji est le quatrième typhon à toucher les Philippines ces dernières semaines, après Trami, Kong-rey et Yinxing, qui ont causé un total de 159 morts. La semaine dernière, le typhon Yinxing avait frappé la côte nord, entraînant la mort d’une jeune fille de 12 ans et endommageant plusieurs bâtiments, selon l’Agence météorologique.
Les données gouvernementales indiquent que 700 000 personnes vivent encore dans des refuges ou chez des proches après que Trami, Kong-rey et Wencheng ont détruit leurs maisons. Ces tempêtes successives aggravent la situation humanitaire dans un pays où les catastrophes naturelles sont fréquentes.
Une étude récente confirme que les Philippines, en raison de leur situation géographique, sont touchées chaque année par environ 20 grosses tempêtes ou typhons. Cette exposition en fait l’un des pays les plus vulnérables aux cyclones tropicaux, causant d’importantes pertes humaines et matérielles.
Les cyclones tropicaux se forment dans les océans tropicaux à partir d’une perturbation atmosphérique qui évolue en dépression tropicale, puis en tempête, avant d’atteindre leur phase finale. Ce type de phénomène est appelé ouragan dans l’Atlantique Nord et le Pacifique Nord-Est, typhon en Asie de l’Est, et cyclone dans d’autres régions.
L’un des cyclones tropicaux les plus destructeurs enregistrés aux Philippines reste le typhon Haiyan, qui a frappé en 2013, tuant 3 700 personnes et détruisant des villages entiers.
Face à ces catastrophes récurrentes, les Philippines doivent renforcer leurs infrastructures et leur préparation pour limiter l’impact des tempêtes, tout en offrant un soutien accru aux victimes. Le typhon Toraji souligne une fois de plus l’urgence d’une gestion proactive des risques naturels dans l’archipel.
I.H
