Madjid Ammour, Médiateur de la République, a annoncé mardi à Alger qu’un sondage d’opinion sera lancé début 2025 au sein des délégations locales afin d’évaluer la qualité des services fournis et répondre plus efficacement aux préoccupations des citoyens.
Par Youcef Hamidi
Intervenant lors d’un atelier organisé à l’École nationale d’administration (ENA) sous le thème « Qualité du service public : indicateurs et cadre opérationnel », M. Ammour a précisé que cette campagne se déroulera à travers des tablettes électroniques disponibles dans les bureaux de réception. Les citoyens auront également la possibilité d’exprimer leur avis sur le site officiel de l’instance. Placé sous le slogan « Donnez votre avis, votre évaluation nous intéresse… Ensemble pour améliorer nos services », ce sondage a pour but de garantir une amélioration continue des prestations destinées aux citoyens.
M. Ammour a souligné que la confiance des citoyens envers l’administration repose sur la qualité du service public. Il a rappelé que les hautes autorités du pays, notamment le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, insistent sur la nécessité de placer le citoyen au cœur des politiques publiques. Selon lui, l’objectif est que chaque citoyen, où qu’il se trouve, puisse ressentir un véritable changement dans sa relation avec l’administration, sans crainte pour sa dignité.
Il a également mentionné que la création de l’institution du Médiateur de la République est une traduction concrète de l’engagement présidentiel visant à consolider l’État de droit et à renforcer la communication entre l’administration et les citoyens. L’introduction d’un indice de satisfaction citoyenne permettra ainsi d’évaluer la qualité des services publics.
L’organisation de cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des rencontres régionales menées en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, ainsi qu’avec la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC). Ces échanges ont pour thème : « Le citoyen au centre des priorités du président de la République, la transparence comme fondement de la qualité du service public ».
De son côté, Abdelmalik Mezhouda, directeur général de l’ENA, a insisté sur l’importance de promouvoir une culture de la qualité dans les services publics pour consolider la relation entre l’administration et les citoyens. Il a réaffirmé l’engagement de l’école à contribuer à cette démarche en organisant des débats, des colloques et en formant des ressources humaines qualifiées pour répondre aux exigences des institutions publiques.
En marge de l’événement, une convention-cadre a été signée entre l’instance du Médiateur de la République et l’École nationale d’administration « Moulay Ahmed Medeghri ». Cette convention vise à développer des programmes conjoints et des plans d’action annuels dans les domaines de la formation et de la recherche, dans l’objectif de rapprocher l’administration des citoyens et de mieux protéger leurs droits.
Y.H
