Les responsables algériens du secteur de l’énergie multiplient les contacts avec des opérateurs étrangers en vue de conclure des accords de partenariat dans le domaine des énergies renouvelables tout en renforçant ceux existant déjà.
Mohamed Zahar
Au cours de ces derniers jours, les possibilités de renforcement de la coopération dans le renouvelable avec l’Espagne et l’Allemagne ont été évoquées à Alger.
Le président-directeur général (P-DG) du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi a reçu, jeudi dernier, le patron de la société espagnole “CEPSA”, Maarten Wetselaar, avec à l’ordre du jour la question du développement du partenariat entre les deux groupes. Il a été question, lors de cette rencontre, de l’exploration de nouvelles perspectives pour soutenir le partenariat dans le domaine des énergies propres, selon un communiqué du groupe Sonatrach.
Au cours de cette rencontre, “les deux parties ont examiné les voies et moyens de consolider leurs relations de coopération, en mettant l’accent sur l’exploration de nouvelles opportunités pour soutenir leur partenariat bilatéral, notamment dans les domaines des énergies propres et renouvelables, qui revêtent une importance croissante dans le paysage énergétique mondial”, précise le communiqué.
Les deux responsables ont évoqué, entre autres questions, celle du lancement de projets innovants dans le domaine du renouvelable dans le cadre d’un mémorandum déjà signé par les deux groupes en octobre dernier. Ce mémorandum concerne la réalisation d’une étude de faisabilité conjointe pour un projet de « production de l’hydrogène vert et de ses dérivés en Algérie, destiné principalement au marché européen ».
Ce projet conjoint contribuera à “la réalisation des objectifs des deux entreprises en matière de décarbonation, à travers la création d’une usine de production d’hydrogène par électrolyse, ainsi que la mise en place de centrales solaires et éoliennes pour alimenter les électrolyseurs en énergie renouvelable”, explique le communiqué du groupe.
En février, Kirill Lyats, le P-DG d’une autre société espagnole, “Coolergy”, en l’occurrence, avait été reçu par le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie, chargé des Energies renouvelables, Noureddine Yassaâ, avec lequel il avait discuté des possibilités d’investissement en Algérie dans le domaine de l’hydrogène vert, notamment.
Le 13 mars dernier, Noureddine Yassaâ a discuté avec l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Algérie, Georg Felsheim des possibilités de renforcement du partenariat dans le renouvelable, tout particulièrement.
L’entrevue a été une occasion pour discuter des ” perspectives d’investissement entre les sociétés des deux pays et renforcer l’échange d’expériences et d’expertises outre le transfert de technologie, la formation et les efforts communs à même de réduire l’empreinte carbone conformément aux orientations mondiales de la transition énergétique”, indique un communiqué du ministère.
L’ambassadeur d’Allemagne a exprimé “la volonté de son pays de renforcer la coopération avec l’Algérie”, faisant part de «la disponibilité de l’Allemagne à soutenir les projets algériens dans ce domaine, à travers des investissements directs et des partenariats stratégiques à long terme”.
+++ Un horizon plus large pour le renouvelable+++
Il y a lieu de noter que le mois de février a été particulièrement riche en termes de rencontres visant à développer le partenariat dans le domaine des énergies renouvelables.
Début février, des représentants du groupe industriel allemand Bosch ont rencontré M. Noureddine Yassaâ pour discuter des opportunités de partenariat dans ce même domaine.
Les deux parties ont parlé des « possibilités de coopération entre des entreprises algériennes et le groupe Bosch dans les domaines de l’hydrogène vert, notamment en ce qui concerne l’exploitation et la fabrication locale des technologies des électrolyseurs et des piles à combustibles (…) à haute efficacité et leur intégration dans les projets d’énergies solaire photovoltaïques et éolienne », selon le ministère de l’Energie.
Deux jours plus tôt, le P-DG du groupe Sonatrach avait reçu la délégation du groupe Bosch mais aussi celle d’une autre société allemande, à savoir ThyssenKrupp, spécialisée dans les domaines de l’industrie et des technologies.
Le P-DG a examiné avec les deux délégations les possibilités de coopération conjointe, notamment dans les domaines liés à la transition énergétique et à l’hydrogène vert, selon un communiqué du groupe.
Outre l’Espagne et l’Allemagne, des rencontres ont également eu lieu avec des représentants d’autres pays au cours du mois de février.
L’ambassadeur malaisien à Alger, M. Rizany Irwan Muhamad Mazlan avait exprimé l’intérêt de son pays pour d’éventuels partenariats dans le domaine de l’énergie renouvelable en Algérie, lors d’une rencontre avec le P-DG de Sonelgaz, Mourad Adjal.
Le même jour, le président de l’entreprise turque “Renecore”, Mesut Toprak a été reçu par le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie, chargé des énergies renouvelables avec lequel il a discuté du lancement de projets d’énergies solaire photovoltaïque et éolienne.
Des partenariats du même genre avec la société omanaise “United Business” ont été à l’ordre du jour d’une rencontre tenue, le même mois, entre le ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, Mohamed Arkab et le P-DG de la société omanaise.
M.Z
