13 janvier 2026
La CAN, la fraude, la honte et…la locomotive
Une fois encore, les Verts ont été victimes d’« erreurs d’arbitrage » et sont sortis d’une compétition où ils auraient pu avoir leur mot à dire si… si… et si… Notre objectif ici n’est pas de parler de football africain et de la corruption qui y préside, presque naturellement. Si naturellement qu’on est tenté de dire que le seul moyen de prémunir ce sport de l’argent sale serait d’interdire sa pratique. On n’exagère pas. Vous soupçonneriez-vous l’ancien président de la FIFA d’avoir commis tout ce dont il est accusé ? Pourtant, il était suisse et il vivait dans l’opulence ! Comment, Grand Dieu, a-t-il pu céder à la tentation des pots-de-vin ? Notre objectif, ici, n’est pas de parler de football. On l’a déjà dit… Même si l’arbitre sénégalais n’a pas vu le penalty que toute la planète a vu sous tous les angles. Notre but est de parler d’autre chose, de beaucoup plus grand. Plus grand qu’une qualification en demi-finale d’une Coupe d’Afrique de football makhzenisée. Explication : juste après l’élimination des Verts, nous avons rendu visite aux réseaux sociaux. Et on a été agréablement surpris de constater que presque tout le monde était convaincu que le parcours de notre équipe nationale devait s’arrêter là. Il n’était pas question pour le pays organisateur d’affronter des Verts bien… mûrs qui risquaient de les humilier et d’accroître un peu plus le mécontentement de la population locale. Parmi les animateurs des réseaux sociaux, certains ont demandé à l’État algérien de ne plus aider l’Afrique parce que les « Africains ne nous aiment pas ». Tiens, tiens, tiens… Et si le grand objectif c’était ça ? Susciter en nous une haine si grande que nous n’aurons plus envie de coopérer avec le continent auquel nous appartenons ? Cette hypothèse est loin d’être farfelue. Rappelez-vous l’incident entre la moquerie innocente d’Amoura et le supporter sosie du martyr Lumumba. Notre joueur et le staff des Verts ont été obligés de s’excuser parce que, dans les tribunes et sur les réseaux sociaux, nos « frères de l’Ouest » ont profité de cet incident pour accuser les Algériens de ne pas respecter la mémoire d’un martyr africain. On veut éloigner notre pays de l’Afrique… on veut séparer les pays africains de la locomotive qui veut les tirer vers le développement en les éloignant de l’ancien colonisateur qui rêve toujours de s’accaparer des richesses du sous-sol de nos terres. Les Congolais, sur les réseaux sociaux, se sont montrés d’une incroyable sagesse, eux qui ont affirmé que grâce à cet incident, le monde entier sait maintenant qui est Patrice Lumumba.
Malgré cela, « nos voisins de l’ouest » se sont montrés plus Congolais que les Congolais et ont continué à tenter d’aggraver une polémique qui n’existait même pas. Certains Congolais ont souligné que l’Algérie respectait le martyr Lumumba parce qu’elle a donné son nom à une place à Alger. En fait, plusieurs wilayas ont donné le nom de Lumumba soit à une rue, soit à une place publique.
La Coupe d’Afrique, ils peuvent la prendre et en faire ce qu’ils veulent. Ce n’est pas ce qui empêchera l’Algérie d’avancer. Et ce ne sont pas quelques fils indignes et corrompus de l’Afrique qui éloigneront notre pays de nos frères Africains. Ah ! Un dernier détail : Moïse Tshombé, un des assassins de Patrice Lumumba en 1961, a été arrêté à Alger en 1967. L’avion à bord duquel il se trouvait avait été détourné vers la capitale algérienne. Pour mémoire, en 1967, Alger était beaucoup plus connue sous le surnom que lui avait donné Amilcar Cabral, un autre héros de l’Afrique: la Mecque des révolutionnaires.
E.N