Les startups font désormais partie intégrante de la stratégie de développement de l’économie nationale, puisque ces entités économiques sont de plus en plus sollicitées en raison, notamment à leur caractère innovant et leur capacité à s’adapter aux exigences des marchés modernes.
Par Mohamed Zahar
Après les nouvelles technologies, les startups algériennes commencent à briller dans d’autres sphères économiques.
Le secteur pharmaceutique, à travers le ministère en charge de ce domaine, a manifesté dernièrement un intérêt particulier pour les jeunes startups.
Lundi dernier, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a coprésidé, avec le ministre de l’Economie de la connaissance, des startups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, une réunion de travail consacrée à la contribution susceptible d’être apportée par ces jeunes entités économiques.
Lors de cette réunion, les participants ont évoqué des projets de startups et de porteurs de projets innovants proposant des solutions technologiques et des idées novatrices en faveur de l’industrie pharmaceutique, indique un communiqué du ministère de l’Industrie pharmaceutique.
Lors de son intervention, M. Ouacim Kouidri a souligné “l’impératif d’associer les startups et les micro-entreprises, en leur offrant la possibilité de contribuer à cette dynamique et en les intégrant dans l’économie nationale, conformément aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune”.
Dans ce contexte, il a mis en avant
“la dynamique que connaît le secteur dans ses efforts visant à garantir la sécurité sanitaire et à réguler l’importation”.
Saisissant l’opportunité de la réunion, le ministre de l’industrie pharmaceutique a appelé les startups à “contribuer au développement des intrants pharmaceutiques permettant la production de matières premières à même de promouvoir la production locale et de réduire la facture des importations”.
M. Noureddine Ouadah a invité, quant à lui, les opérateurs du secteur industriel à être davantage à l’écoute des startups » pour les orienter en fonction de leurs besoins”.
L’importance accordée par les pouvoirs publics aux startups s’illustre aussi par la volonté de permettre la création de 20.000 de ces entreprises d’ici 2029 dans le seul secteur industriel, selon le ministre.
Le 16 mars courant, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Beddari a supervisé, à l’université Saad Dahlab de Blida, le lancement de trois startups spécialisées dans le domaine de l’agriculture. Ces jeunes entités économiques ont été créées à partir de projets innovants avec un financement de l’université.
Elles sont spécialisées dans la production d’engrais biologiques, et la reproduction animale. Le ministre a déclaré, à ce sujet, que “l’entrée prochaine en service (de ces startups) va contribuer à la production nationale et à la consécration de l’autosuffisance”.
Selon le ministre, l’université Saad Dahlab a pour objectif de créer “près de 120 micro-entreprises avant la fin 2025, en plus de 20 startups et 250 brevets d’invention, qui seront valorisés en termes de production et de commercialisation, de manière à renforcer le rôle économique de l’université”.
Le 18 mars courant, M. Beddari a annoncé que 60 petites entreprises et 20 startups sortiront cette année de l’université “Abdelhamid Ben Badis” de Mostaganem.
“L’université est désormais un véritable levier qui renforce la vision de développement de l’Algérie 2024-2029”, a assuré le ministre.
Il a également fait part de la volonté de son département ministériel d’accompagner les étudiants en vue de leur permettre de créer des startups capables de contribuer au développement économique du pays.
Il y a lieu de noter, par ailleurs, que la Foire commerciale intra-africaine (IATF) prévue du 4 au 10 septembre prochain à Alger mettra à l’honneur les jeunes entrepreneurs et les créateurs de startups africains. Selon les organisateurs de cette foire continentale, un grand espace sera dédié aux jeunes entrepreneurs, aux porteurs de projets et aux startups.
L’objectif à travers cette démarche est de mettre en avant le potentiel de la jeunesse africaine et des jeunes entreprises innovantes du continent. L’Algérie, pays organisateur de cette édition, aura ainsi l’opportunité de faire connaître le savoir-faire des startups algériennes.
Pas moins de 2000 exposants, venant de 140 pays et plus de 35000 visiteurs professionnels sont attendus à cet événement.
M. Z
