Crise alimentaire en Afrique/Près de 88.5 millions de personnes en détresse

À la fin du mois de juin 2025, l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale sont frappées par une crise alimentaire majeure, affectant environ 88,5 millions de personnes. Un rapport conjoint de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et de l’IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement) dresse un constat alarmant, soulignant l’ampleur des causes multidimensionnelles et l’urgence croissante de la situation humanitaire.

Par Rihab Taleb

Publié lundi, le document révèle qu’un grand nombre de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, nécessitant une assistance humanitaire immédiate. Parmi elles, 57,1 millions vivent dans sept des huit États membres de l’IGAD : Djibouti, Éthiopie, Kenya, Somalie, Soudan, Soudan du Sud et Ouganda. Ces pays sont particulièrement vulnérables en raison de la combinaison de plusieurs facteurs aggravants.

Les origines de cette crise sont multiples. Elles incluent les saisons creuses, périodes de transition entre deux récoltes durant lesquelles les réserves alimentaires s’amenuisent, entraînant une hausse de la vulnérabilité. Les conflits armés et les tensions internes perturbent profondément les chaînes d’approvisionnement, les activités agricoles et provoquent des déplacements massifs de populations.

À cela s’ajoutent les chocs climatiques : sécheresses prolongées, inondations et phénomènes météorologiques extrêmes compromettent la production agricole. Enfin, les difficultés macroéconomiques, comme la dépréciation des monnaies nationales, l’inflation galopante et l’instabilité des marchés, viennent compliquer davantage l’accès à la nourriture.

La FAO et l’IGAD alertent sur l’effet cumulatif de ces crises, qui désorganise les moyens de subsistance et mine durablement la sécurité alimentaire des populations. Le rapport identifie cinq pays particulièrement affectés : l’Éthiopie, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo. Ces trois derniers affichent des niveaux critiques d’insécurité alimentaire, en lien direct avec des conflits prolongés et l’effondrement des systèmes de résilience.

Face à cette situation, les deux agences onusiennes lancent un appel urgent à la mobilisation internationale, réclamant une réponse humanitaire rapide, coordonnée et renforcée. Elles insistent sur la nécessité de soutenir l’agriculture locale et de mettre en place des solutions durables afin de prévenir un effondrement humanitaire plus large dans la région.

R.T

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