Les pays sont encore “très loin” d’un consensus sur la finance pour le climat, selon une nouvelle ébauche d’accord publiée mercredi au troisième jour de la COP29 à Bakou. Le désaccord entre certains participants concerne la question de la responsabilité des pays développés ayant causé le plus de dégâts environnementaux et leur obligation de venir en aide aux pays en développement. Ces derniers pays évoquent la somme de 1.300 milliards de dollars par an en guise d’aide nécessaire pour impliquer de manière effective les pays pauvres dans l’effort de protection de l’environnement. Un montant qui a manifestement été jugé “trop élevé” par certains participants. Cette année, la COP29 (11-22 novembre) doit se conclure par un nouvel objectif pour la finance dans les pays en développement (“Nouvel objectif collectif quantifié”, ou NCQG selon son sigle anglais) pour les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au changement climatique. Le nouvel objectif remplacera celui fixé en 2009, qui prévoyait que les pays riches fournissent 100 milliards de dollars de financements par an aux pays en développement, chiffre péniblement atteint en 2022. Une première ébauche de texte avait déjà été établie avant la COP, mais ce texte a été retoqué dès mardi par les pays en développement unanimes, qui le jugeaient “trop favorable aux pays riches”. Un autre document présenté mercredi intègre de nouvelles idées. L’une d’entre elles propose une contribution financière assurée exclusivement par les pays riches au profit des pays pauvres. La deuxième prévoit une participation des pays pauvres à l’effort financier global. En plus de la formule à retenir, les participants devront aussi fixer un montant susceptible d’être jugé acceptable par la majorité des pays.
RS/APS
