L’apport et l’engagement artistique dans la lutte pour l’Indépendance et la préservation de la mémoire nationale, ont été évoqués mercredi à Alger, à l’occasion du 68e anniversaire de l’assassinat de l’artiste-martyr Ali Maâchi.
S’exprimant au Forum du quotidien El Moudjahid, les participants à cette rencontre ont mis en exergue la dimension culturelle et militante de la lutte pour l’Indépendance de l’Algérie à travers notamment le théâtre, la musique et la poésie, qui ont servi d’outils de résistance intellectuelle face à la colonisation française.
Le chercheur en patrimoine, Abdelkader Bendamèche, a rappelé que la troupe artistique du Front de libération nationale (FLN), créée en 1956 avec une cinquantaine d’artistes de différentes disciplines, avait joué un “rôle majeur” durant la Guerre de libération, en contribuant à internationaliser le combat légitime des algériens pour l’Indépendance.
Citant, entre autres, Ali Maâchi, Ababsa El Badi et Aissa Messaoudi, l’intervenant a expliqué que le combat de ces artistes-martyrs a contribué à la préservation de l’identité algérienne par l’art.
Il a également souligné la symbolique de la date du 8 juin 1958, consacrée Journée de l’artiste, en rappelant la participation au combat libérateur de figures artistiques marquantes à l’image de Mohamed Iguerbouchene, Aissa Messaoudi, Ababssa El Badi et autres.
Pour sa part, l’auteur et chercheur en histoire, Amar Belkhodja, a évoqué les pratiques barbares de l’armée coloniale durant la glorieuse Guerre de libération nationale.
Evoquant des figures historiques marquantes, le chercheur a relevé le “sens élevé de l’éthique” des moudjahidine algériens face à la “cruauté systématique” de la France coloniale.
De son côté, Abdelhamid Rabia, comédien de théâtre et de cinéma, a rendu hommage à Ali Maachi, qualifié de “figure emblématique de la musique algérienne et un fervent militant de la cause nationale”.
Cet artiste polyvalent, a-t-il rappelé, a su “fusionner son talent de compositeur et d’interprète avec un engagement pour la cause nationale, notamment à travers son œuvre célèbre “Angham Djazaïr”.
Ali Maâchi, a-t-il poursuivi, a laissé un héritage artistique riche qui symbolise l’unité nationale et la diversité des rythmes traditionnels.
RA
