Les Médecins Sans Frontières (MSF) ont dénoncé, mardi, la poursuite par l’entité sioniste du génocide à Ghaza à travers la privation d’eau imposée à la population de Ghaza.
Par Malika Azeb
Dans un communiqué, MSF lance un appel aux autorités sionistes afin de rétablir immédiatement un accès suffisant à l’eau pour les Palestiniens. Entre destruction des infrastructures et entraves à l’approvisionnement, la privation délibérée d’eau infligée aux Palestiniens fait partie intégrante du génocide perpétré par l’entité sioniste, indique le communiqué intitulé « L’eau comme arme : la destruction et la privation des services d’eau et d’assainissement ».
« Les autorités sionistes savent que sans eau, la vie s’arrête. Pourtant, elles ont systématiquement et délibérément détruit les infrastructures hydrauliques à Ghaza, tout en bloquant de manière constante l’entrée des équipements liés à l’eau », a déclaré Claire San Filippo, responsable des urgences à MSF.
La privation d’eau s’ajoute aux conditions de vie désastreuses, à une surpopulation extrême et à l’effondrement du système de santé, ce qui crée un environnement propice à la propagation des maladies. « Les Palestiniens ont été blessés et tués alors qu’ils tentaient simplement d’accéder à l’eau », lit-on dans le rapport de MSF.
Le rapport indique que l’entité sioniste a détruit près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement à Ghaza, notamment les stations de dessalement, les forages, les canalisations et les réseaux d’égouts. Les équipes de MSF ont documenté des tirs directs de l’armée sioniste sur des camions-citernes ainsi que la destruction de forages, qui constituent une source vitale pour des milliers de Palestiniens.
Médecins Sans Frontières ont souligné que la pénurie d’eau organisée par l’entité sioniste est telle qu’il est devenu pratiquement impossible de fournir des quantités suffisantes à la population. Ils ont précisé que les autorités sionistes ont délibérément interdit ou restreint l’entrée des équipements indispensables au traitement et à la distribution de l’eau. Les demandes adressées aux responsables sionistes pour l’introduction de matériel essentiel, tel que les unités de dessalement, les pompes, le chlore ou tout autre produit de traitement de l’eau, sont restées sans réponse ou ont été catégoriquement refusées.
Le rapport, fondé sur des données de MSF et des témoignages recueillis par son personnel entre 2024 et 2025, révèle que « l’instrumentalisation répétée de l’eau par l’entité sioniste relève d’un schéma récurrent, systématique et cumulatif ». Elle vient s’ajouter aux meurtres de civils, à la destruction des structures de santé et à la démolition des habitations, provoquant des déplacements massifs de population. L’ensemble de ces éléments traduit, selon l’organisation, une volonté d’imposer des conditions de vie destructrices et inhumaines aux Palestiniens de Ghaza.
Les conséquences sont jugées « considérables pour la santé, l’hygiène et la dignité des populations, notamment pour les femmes et les personnes en situation de handicap », a mis en garde MSF.
Il convient de rappeler que MSF est le deuxième principal producteur d’eau potable dans la bande de Ghaza, après les autorités locales. En mars 2026, malgré des conditions de travail extrêmement difficiles, l’organisation produisait ou distribuait plus de 5,3 millions de litres d’eau par jour et, durant le même mois, elle a assuré la distribution de plus de 100 millions de litres d’eau.
MA