Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme/ Une prise en charge toujours plus efficace

 

Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a organisé, jeudi dernier, une rencontre à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée le 2 avril de chaque année.

 

 

Par Malika Azeb

Cette rencontre a permis de rappeler les efforts déployés par l’État pour assurer une meilleure prise en charge des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme en Algérie.

Dans une allocution prononcée en son nom par le directeur général de la protection et de la promotion des personnes aux besoins spécifiques, Mourad Benamzal, la ministre de la Solidarité nationale, Soraya Mouloudji, a souligné les avancées importantes réalisées dans ce domaine, notamment à travers la création d’un Centre national de l’autisme.

Ce centre constitue une étape majeure dans la mise en place d’un système national intégré dédié à la prise en charge des personnes autistes.

Dans ce contexte, la ministre a rappelé l’attention particulière accordée à ce dossier par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, précisant que « l’objectif du gouvernement est d’assurer une prise en charge globale et continue, allant du diagnostic précoce à la rééducation, en passant par le traitement et l’insertion sociale ».

Mme Mouloudji a également évoqué les différentes mesures concrètes mises en place en faveur des personnes autistes, notamment le développement de programmes éducatifs et pédagogiques intégrés, adaptés et harmonisés, l’accompagnement continu des bénéficiaires, ainsi que l’extension du réseau des centres spécialisés à l’ensemble des régions du pays.

Ces actions visent à réduire l’isolement des familles concernées et à garantir un accès équitable à des services adaptés.

La ministre a réaffirmé l’engagement de son département à poursuivre l’extension du réseau des structures spécialisées à travers le territoire national, tout en renforçant les méthodes de travail fondées sur le diagnostic précoce, afin d’assurer une détection et une prise en charge rapides dès le plus jeune âge.

Elle a également mis en avant l’importance de la formation des professionnels, considérée comme un levier stratégique pour améliorer la qualification des ressources humaines, ainsi que le développement des techniques de diagnostic précoce.

À l’issue de cette journée, une session de formation a été organisée au profit des cellules de proximité relevant de l’Agence de développement social (ADS). Cette initiative s’inscrit dans le cadre des ateliers lancés par le secteur de la solidarité depuis février dernier, visant à harmoniser les approches et les méthodes pédagogiques en matière de prise en charge des personnes autistes.

Qu’est-ce que l’autisme ?

L’autisme, ou trouble du spectre de l’autisme (TSA), est un ensemble d’affections altérant plusieurs fonctions cérébrales. Il se manifeste par des difficultés à établir des interactions sociales, à communiquer, ainsi que par des troubles du comportement.
Les enfants atteints de ce trouble semblent souvent isolés, comme vivant dans un monde à part.
Cette « maladie » d’origine neurobiologique se manifeste dès le plus jeune âge, généralement avant trois ans, et persiste tout au long de la vie, mais avec une réduction de quelques troubles à l’âge adulte.
L’autisme ne se guérit pas puisque ce n’est pas une maladie à proprement parler ; c’est un trouble qui, avec les progrès scientifiques dans le domaine du diagnostic et de la prise en charge précoces, notamment éducative et comportementale, permet une certaine amélioration de la vie des malades.

Les facteurs provoquant la maladie ne sont pas vraiment détectés, mais une forte composante génétique est tout de même reconnue, car avoir un membre de la famille atteint du trouble de l’autisme augmente le risque d’avoir la maladie, à l’instar de quelques anomalies chromosomiques.
Certaines affections virales, certains médicaments et l’exposition à certains polluants durant la grossesse peuvent avoir un impact sur la génétique, ainsi qu’un retard ou une perturbation dans la formation des connexions neuronales dans le cerveau.
La prise en charge des malades est un processus qui doit être pluridisciplinaire, précoce et personnalisé, adapté à chaque cas.
Sur le plan éducatif, on utilise des techniques visant à développer les habitudes sociales, la communication et à réduire les comportements gênants, telles que la méthode ABA (une méthode éducative et thérapeutique intensive) et TEACCH (une approche structurée visant l’autonomie des malades autistes).
Concernant les soins paramédicaux, ils consistent en rééducation orthophonique et psychomotricité, et en soins médicaux pour traiter quelques troubles associés tels que l’anxiété, les troubles du sommeil et l’épilepsie, en plus des soins psychologiques et de l’accompagnement scolaire des enfants autistes dans des unités spécialisées.

MA

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