Face à la canicule/L’Iran ferme ses administrations

En raison de températures exceptionnellement élevées et d’une demande énergétique particulièrement forte, les autorités iraniennes ont décidé de suspendre les activités gouvernementales à Téhéran ainsi que dans au moins 14 autres régions du pays. Cette décision, rendue publique mardi, vise à soulager les réseaux d’eau et d’électricité, durement mis à l’épreuve par une sécheresse d’une ampleur rare, que les spécialistes estiment ne survenir qu’une fois tous les cent ans.

Par Chaimaa Sadou

Confronté à cette vague de chaleur extrême, le gouvernement a instauré des mesures exceptionnelles, ordonnant la fermeture temporaire des administrations publiques dans plusieurs provinces. Selon les médias d’État, cette initiative a pour objectif de réduire la pression sur les infrastructures énergétiques et hydrauliques, déjà dépassées par la crise climatique.

D’après l’agence de presse officielle Irna, au moins 15 des 31 provinces iraniennes sont concernées, parmi lesquelles Téhéran, Alborz, l’Azerbaïdjan occidental, Ardabil et Hormozgan. Dans ces régions, les bureaux de l’administration adopteront soit des fermetures temporaires, soit des horaires réduits. Bien que cette mesure puisse paraître radicale, le gouverneur de Téhéran, Mohammad Sadegh Motamedian, a souligné qu’elle répond à une demande du ministère de l’Énergie et qu’elle est jugée nécessaire pour éviter une aggravation de la situation.

Depuis la mi-juillet, l’Iran est frappé par une canicule persistante qui aggrave la sécheresse chronique touchant cette région aride. La consommation d’électricité a fortement augmenté, principalement en raison de l’usage intensif des climatiseurs. Parallèlement, les réserves d’eau s’amenuisent, provoquant des pénuries dans plusieurs localités.

La presse locale tire la sonnette d’alarme : le pays traverse actuellement la pire sécheresse de son histoire récente. Cette crise révèle une nouvelle fois les difficultés structurelles auxquelles l’Iran est confronté pour gérer durablement ses ressources naturelles. Le réchauffement climatique accentue la fréquence des épisodes de chaleur extrême et les pénuries d’eau, exposant la population à des risques de plus en plus graves.

Si les étés iraniens sont déjà réputés pour leur chaleur intense, les dernières années ont vu une accentuation marquée du phénomène. La fermeture des administrations publiques, bien qu’inhabituelle, s’impose désormais comme une mesure de gestion de crise face à une situation qui pourrait empirer.

Dans ce contexte, les autorités appellent la population à faire preuve de prudence et de responsabilité dans l’usage de l’eau et de l’électricité. L’objectif est de limiter l’impact de cette crise énergétique et hydrique sur la vie quotidienne et l’économie du pays. Une chose est certaine : cette vague de chaleur extrême marque un tournant pour l’Iran, confronté à des défis environnementaux sans précédent.

c.s

 

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