Dans un entretien à  la Télévision nationale/Rachid Boudjedra s’en prend aux  « falsificateurs de l’histoire »

Dans une intervention à la télévision nationale lundi dernier, à l’occasion d’une rencontre dédiée à la réédition de son ouvrage Les Contrebandiers de l’histoire, le romancier, poète, essayiste et ancien moudjahid Rachid Boudjedra, engagé au sein du FLN dès 1959, a vivement critiqué certains auteurs qu’il considère comme porteurs d’une idéologie opportuniste. Il a notamment désigné Boualem Sansal et Kamel Daoud, qu’il accuse de souffrir du « complexe du colonisé ».

Par Malika Azeb

Cette nouvelle édition, revue et corrigée, publiée sept ans après la première par une maison spécialisée dans l’édition, l’impression et la traduction, entend rappeler certaines vérités historiques et alerter l’opinion publique contre une entreprise organisée de falsification de l’histoire nationale. Selon Boudjedra, certains écrivains auraient dénaturé le passé glorieux de l’Algérie dans le but de s’enrichir, de gagner en visibilité et d’obtenir la reconnaissance de l’ancien pouvoir colonial.

L’auteur qualifie ces démarches de révisionnistes de conséquences graves, affirmant que ces écrivains sont en proie à des troubles psychologiques et vivent un état d’aliénation profonde, les éloignant de l’identité, de la pensée et de l’esprit algériens.

S’agissant du journaliste et écrivain Kamel Daoud, Boudjedra le décrit comme « un écrivain ordinaire » qui, à travers ses chroniques, aurait « insulté les Algériens, glorifié le colonialisme et dénigré la Révolution algérienne ».

Boualem Sansal, quant à lui, est qualifié de « bouffon » et de « malade mental », accusé de propager des allégations sans fondement et de défendre des thèses jugées dangereuses, en raison notamment de ses « liens étroits avec l’extrême droite française ».

Boudjedra estime que ces auteurs ne représentent qu’un phénomène passager : « Dans quelques années, la société française elle-même les aura rejetés, les reléguant aux marges de l’histoire », a-t-il déclaré.

Il a en outre affirmé que les « laudateurs du colonialisme » bénéficient du soutien de certains lobbies sionistes en Europe, et que l’ancien colonisateur chercherait à entretenir des relations rétrogrades avec des cercles influents issus des anciennes colonies.

Pour contrer cette tendance, Boudjedra a lancé un appel aux intellectuels algériens, les invitant à se positionner aux côtés de leur pays et à mener une véritable bataille intellectuelle contre ces récits biaisés, à travers une « guerre de la plume » et une riposte culturelle structurée.

Enfin, il a souligné la nécessité de réformer la manière dont les questions liées à la mémoire nationale sont abordées dans les écoles et les universités algériennes, afin de renforcer la résistance aux tentatives de falsification de l’histoire.

M.A

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