Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la situation au Moyen-Orient et à la question palestinienne, l’Algérie a insisté sur l’urgence d’une solution viable. Par la voix de son représentant permanent adjoint, M. Toufik Laid Koudri, elle a exhorté la communauté internationale à faire de la conférence sur la solution à deux États le début d’une démarche “sérieuse”, menant à la création d’un État palestinien indépendant, avec Jérusalem pour capitale.
Par Karim-Akli Daoudi
M. Koudri a rappelé que résoudre le conflit palestinien n’est pas seulement une question de justice pour le peuple palestinien, mais aussi une condition essentielle à la préservation de l’ordre international. Il a appelé à une mobilisation collective pour concrétiser cet objectif, regrettant le report de la conférence initialement prévue en juin à New York, en raison de l’agression sioniste contre l’Iran.
Le diplomate a dénoncé le mépris flagrant du droit international par l’occupant sioniste, qu’il a accusé d’imposer une “loi de la jungle” au Moyen-Orient. Selon lui, cette politique expansionniste constitue le principal obstacle à la paix, exacerbée par l’ignorance persistante des résolutions onusiennes, dont la résolution 2334.
Par ailleurs, M. Koudri a dressé un tableau alarmant des conséquences de l’offensive israélienne sur Gaza depuis octobre 2023, évoquant des milliers de victimes civiles. “Derrière ces chiffres, ce sont des vies brisées, des familles détruites par une violence aveugle”, a-t-il déclaré, appelant le Conseil de sécurité à assumer pleinement son rôle.
Le Golan syrien et les manquements du Conseil
Dans un autre volet de la réunion, M. Ahmed Sahraoui, vice-coordinateur politique de la Mission algérienne à l’ONU, a critiqué l’inaction du Conseil face aux violations sionistes en Syrie. Il a déploré l’expansion continue des forces d’occupation au-delà des zones de séparation, notamment dans le bassin du Yarmouk et sur le mont Hermon.
Bien que l’Algérie ait soutenu le renouvellement du mandat de la Force des Nations Unies chargée du désengagement (FNUOD), M. Sahraoui a regretté que la résolution ignore délibérément les exactions quotidiennes commises contre les civils syriens, pourtant documentées par le secrétaire général.
En conclusion, il a réaffirmé l’attachement de l’Algérie à la souveraineté syrienne sur le Golan, qualifiant toute tentative de modification de son statut juridique de “nulle et non avenue”. Il a une nouvelle fois pressé le Conseil de sécurité d’agir avec détermination pour rétablir la paix et la stabilité dans la région.
KAD
