Soraya Mouloudji, ministre de la Culture et des Arts, a fait savoir jeudi dernier à Béchar que plusieurs initiatives culturelles destinées à dynamiser le secteur dans cette région allaient être lancées.
Par Yousra Dali
Lors d’une déclaration à la presse pendant sa visite de travail, accompagnée par Abderrahmane Hammad, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mme Mouloudji a précisé que Béchar verrait la construction et l’équipement de trois bibliothèques publiques dans les communes de Kenadsa, Abadla et Taghit. Ces projets visent à promouvoir la culture de la lecture dans le cadre d’un programme national de 56 structures similaires.
En outre, Mme Mouloudji a annoncé l’ouverture prochaine d’une antenne régionale de l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA) à Béchar. Durant sa visite, elle a inauguré le théâtre régional “Bendhina Mahfoud”, doté de 500 places, qui a nécessité un investissement de plus de 400 millions de DA.
Par ailleurs, un Institut régional de musique, pouvant accueillir 160 étudiants, a également été inauguré. Cet institut, désormais financièrement autonome, sera renforcé par une unité d’hébergement pour les étudiants et divers aménagements pour améliorer la formation des musiciens.
Le projet du musée de Béchar a été transformé en centre scientifique et culturel d’interprétation de la poésie populaire et des arts traditionnels. La ministre a souligné l’importance de ce projet pour le développement de la recherche dans ces domaines.
À la bibliothèque principale de lecture publique, Mme Mouloudji a fait don de 2 500 ouvrages, enrichissant ainsi le fonds de cette bibliothèque qui compte déjà plus de 17 000 titres.
La visite de la ministre s’est conclue par une inspection des gravures rupestres de Taghit, situées à 97 km au sud du chef-lieu de la wilaya. Ce site sera classé au patrimoine culturel national en juillet prochain. Mme Mouloudji a demandé aux responsables de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBEC) de prendre des mesures immédiates pour la protection de ce site historique, qui s’étend sur 500 hectares.
Y.D
