La machine meurtrière sioniste n’arrête pas de faire des martyrs, des blessés et des sans abri. L’agression sioniste est entrée hier, dimanche 14 janvier, dans son centième jour en dépit des appels internationaux à une trêve dans le conflit qui a plongé la bande de Ghaza dans une crise humanitaire majeure.
Par Tinhinane Ait Afrah
Centième jour de génocide qui a été marqué par l’assassinat de plus de 100 personnes dans les bombardements nocturnes à travers le territoire palestinien, notamment à Khan Younès, selon le bureau des médias du gouvernement à Ghaza. Selon un bilan annoncé samedi 13 janvier, le ministère de la Santé à Ghaza faisait déjà état de 23.968 martyrs à Ghaza depuis le début de l’agression sioniste sur la bande palestinienne, le 7 octobre. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. 60.582 personnes ont également été blessées dont plus de 10.000 enfants – soit 1% de la population infantile totale de la bande de Ghaza, indique un nouveau rapport de Save The Children. Notons, par ailleurs, que l’artillerie de l’occupation a aussi causé la destruction massive de maisons et d’infrastructures notamment les hôpitaux, pourtant protégés par le droit international humanitaire. Dans ce contexte, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a précisé que moins de la moitié des hôpitaux de la bande de Ghaza fonctionnent, et ce, partiellement. Les journalistes et hommes de presse n’ont pas été épargnés par les massacres perpétrés par l’occupant sioniste, puisque 117 d’entre eux sont tombés en martyrs depuis le 7 octobre alors qu’ils exerçaient leurs fonctions dans la bande de Ghaza. Plusieurs rapports indiquent que leur ciblage par l’armée sioniste était délibéré. Au 100e jour des massacres sionistes à Ghaza, la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne est devenue de plus en plus critique tandis que les organisations internationales parlent de “crise sans précèdent” et dénoncent sans relâche le désastre humanitaire enduré par les 2,4 millions de Ghazaouis, dont 1,9 million ont dû quitter leurs foyers. “La mort, la destruction, le déplacement, la faim, la perte et le chagrin massifs de ces cent derniers jours entachent notre humanité commune”, a estimé samedi le patron de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, au cours de sa visite dans le territoire palestinien. Il a par ailleurs souligné qu’une génération entière d’enfants de Ghaza était “traumatisée”, que les maladies continuaient à se propager et que la “famine” était en vue. Dans un énième appel, le représentant permanent de l’Etat de Palestine auprès des Nations unies, Riyad Mansour, a exhorté le Conseil de sécurité et la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour obtenir un cessez-le-feu à Ghaza de toute urgence, afin de sauver des vies humaines, fournir des secours humanitaires et mettre un terme au déplacement forcé des Palestiniens. Dans des lettres envoyées au secrétaire général de l’ONU, au président du Conseil de sécurité de ce mois-ci (France) et au président de l’Assemblée générale des Nations unies, le diplomate palestinien a tenu à préciser que les crimes de l’occupation ne se limitent pas à Ghaza, puisque depuis le début de l’agression le 7 octobre, 332 Palestiniens sont tombés en martyrs et 4.157 autres ont été blessés dans les attaques lancées par l’occupant et les colons en Cisjordanie, y compris à El-Qods occupée. Par ailleurs, les appels de la communauté internationale à l’arrêt des massacres à Ghaza et au déplacement forcé des Palestiniens ne cessent de se multiplier depuis le 7 octobre. Dans ce contexte, l’Algérie a appelé, vendredi, par la voix de son représentant permanent auprès des Nations unies à New York, Amar Bendjama, la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité, à rejeter d’une “seule voix” le déplacement forcé des Palestiniens. En effet, lors de la réunion du Conseil de sécurité sur le déplacement forcé des Palestiniens, convoquée à la demande de l’Algérie, le diplomate a rappelé les déclarations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a souligné que “ce qui se passe à Ghaza restera une marque d’infamie dans la conscience de l’humanité”, soulignant que “personne dans cette salle ne doit rester silencieux face à ces projets. Le silence est synonyme de complicité”. Et d’ajouter que “la situation à Ghaza nous interpelle car ce qui s’y passe dépasse l’entendement mais nous ne devons pas aussi oublier ce qui se passe en Cisjordanie et à El-Qods”. Même son de cloche chez les membres du Conseil de sécurité qui ont été unanimes à rejeter tout projet de déplacement forcé des Palestiniens en dehors de leurs terres.
T.A.A
