En 2023, l’île de Rachgoun, a été désignée comme un espace protégé par la wilaya en raison de ses caractéristiques naturelles et historiques exceptionnelles. Avec une superficie de 28,5 hectares, cette île offre une combinaison unique de biodiversité et d’importance archéologique qui remonte à la Préhistoire.
Par Kamélia.M
De plus, sa position stratégique dans le bassin méditerranéen a renforcé son importance.
Selon M’hamed Moumen, le wali d’Aïn Temouchent, des recherches menées par des spécialistes en environnement et en archéologie ont montré que Rachgoun est une entité distincte dans la région méditerranéenne. En fait, son phare historique est le second de cette catégorie après celui de la Tunisie. En conséquence, elle a été reconnue et classée comme réserve naturelle, avec des plans en cours pour sa gestion future.
L’Assemblée populaire de la wilaya a, lors de sa dernière réunion, validé la création d’une unité dédiée à la gestion de cette réserve. Cette initiative vise à dynamiser le tourisme local tout en protégeant le patrimoine naturel et archéologique. Moumen a également mentionné des collaborations avec des acteurs du tourisme pour élaborer de nouvelles offres touristiques, mettant l’accent sur la protection des sites archéologiques et de la biodiversité, comme c’est le cas pour Rachgoun.
Mouloud Benabdi, directeur du bureau d’études, a souligné que le projet de préservation de Rachgoun a été approuvé par le ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables. Avec une superficie totale de 70,15 km2, l’île et ses alentours ont été classés en trois zones distinctes. Benabdi a mis en lumière la richesse biologique de l’île, avec 593 espèces identifiées, dont 71 en voie de disparition. Il a également évoqué le potentiel de l’île pour servir de refuge à des espèces en danger.
En outre, Rachgoun abrite plusieurs sites archéologiques, dont un phare vieux de 150 ans. Malgré les défis, notamment un séisme en 1999, ce phare conserve son architecture d’origine. Benabdi a insisté sur le rôle économique et social positif de cette réserve pour la région.
Dr. Yasmina Chahed Saoudi, une experte en archéologie, a révélé que Rachgoun présente des vestiges allant de la Préhistoire à des époques plus récentes. Des outils, des silex, et même un site funéraire témoignent de l’histoire riche de l’île. Dr. Saoudi a mis en avant l’importance de gérer l’île de manière équilibrée pour protéger son patrimoine tout en favorisant le tourisme culturel.
Enfin, Lakhdar Belgharres, membre de l’Assemblée populaire, a salué l’initiative de créer une structure dédiée à la gestion de la réserve, considérant qu’elle ouvre la voie à une valorisation touristique globale de la région, notamment ses aspects culturels, historiques et écologiques.
K.M
