Des chercheurs du Centre national de recherche en archéologie ont effectué une mission d’expertise sur les sites d’Achir, situé à Kef-Lakhdar, et d’Usinaza, localisé à Saneg (wilaya de Médéa). L’objectif était d’identifier des mesures de préservation et de sauvegarde, selon les explications de la direction de la Culture et des Arts.
Par Kamélia.M
L’essence de cette mission résidait dans l’évaluation de l’état actuel des sites archéologiques d’Achir et d’Usinaza. Elle visait à suggérer des solutions pour protéger ces sites contre le risque de développement urbain non réglementé et pour éviter toute intervention potentiellement nuisible de particuliers à l’intérieur ou aux abords de ces deux sites, a expliqué Salima Gaoua, directrice de la Culture et des Arts.
Elle a ajouté que l’objectif était d’empêcher la construction de bâtiments à l’intérieur de ces sites ou la réalisation de travaux pouvant endommager les vestiges présents, mettant ainsi en péril l’existence de ce précieux patrimoine.
La directrice a également noté que des démarches avaient été entreprises pour encourager les autorités locales de Kef-Lakhdar et de Saneg à s’impliquer dans cette initiative. Cela se ferait en renforçant la supervision des projets de construction résidentielle à proximité immédiate des sites archéologiques ou des parcelles situées à l’intérieur de la zone de protection. De plus, elles devraient suivre de près les travaux de raccordement aux réseaux divers envisagés pour l’avenir.
Selon Mme Gaoua, les mesures prises à la suite de cette mission d’expertise ont pour but de garantir la protection de ces sites contre toute potentielle intrusion dans la zone protégée, tout en évitant la détérioration des artefacts qui s’y trouvent.
Le site d’Usinaza, situé à 79 kilomètres au sud-est de Médéa, abritait un évêché africain et une garnison militaire remontant à l’époque de l’empire de la Maurétanie césarienne. Au fil des décennies, des citoyens ont découvert des morceaux de poterie, des éléments d’un sarcophage romain et divers objets de cette époque, qui sont actuellement entreposés dans un bâtiment dédié par la commune.
Quant à Achir, elle est célèbre pour avoir été la première capitale de l’ère Fatimide en Algérie, fondée par le roi Ziri Benmenad Es-Senhadji vers l’an 936, en signe d’allégeance au calife fatimide Abou El-Kassem El Kaim. Peu de temps après sa fondation, la ville a connu un essor économique majeur, attirant des chroniqueurs, des historiens, des poètes et des scientifiques, ainsi qu’une affluence massive de marchands et de négociants, contribuant ainsi à l’apogée de l’ère des Senhadja.
K.M
