Sénégal / Manifestations au Sénégal, Ousmane Sonko placé en détention

Le ministre sénégalais de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, a annoncé lundi la dissolution du parti d’Ousmane Sonko, le chef de file de l’opposition, pour avoir incité ses partisans à des “mouvements insurrectionnels” lors des manifestations sanglantes ayant secoué le pays le mois dernier.

 

Cette annonce est survenue alors que des manifestants sont de nouveau descendus dans la rue, dans la capitale Dakar, pour protester contre l’arrestation d’Ousmane Sonko, qui a été placé lundi sous mandat de dépôt.

Elle constitue le dernier épisode de la querelle de longue date entre le parti du président Macky Sall et le Pastef d’Ousmane Sonko, dont les partisans accusent le chef de l’Etat de se servir de poursuites judiciaires pour empêcher Sonko d’être candidat à l’élection présidentielle de l’an prochain.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès du Pastef.

Ousmane Sonko, 49 ans, a été arrêté vendredi après une altercation avec des forces de sécurité stationnées devant son domicile qui, selon lui, le filmaient sans sa permission. Il a été inculpé samedi d’appel à l’insurrection, de complot contre l’autorité de l’Etat et d’association de malfaiteurs ainsi que d’autres chefs d’accusation.

Sa condamnation à deux ans de prison ferme pour “corruption de la jeunesse” a provoqué en juin de violentes manifestations dans le pays, qui ont fait au moins 16 morts.

“Il va passer sa première nuit en prison”, a déclaré lundi à Reuters l’avocat d’Ousmane Sonko, Bamba Cissé, annonçant le placement de son client sous mandat de dépôt.

On ne sait pas dans l’immédiat si Ousmane Sonko, qui rejette les accusations le visant, va rester en prison ni quand débutera son procès.

Des contestataires ont bloqué lundi la principale autoroute reliant Dakar, avec des pneus incendiés et des camions, perturbant le trafic avant même les annonces de l’avocat de Sonko et du ministre de l’Intérieur.

Des affrontements sporadiques ont eu lieu entre des petits groupes de contestataires et la police, qui a fait usage de gaz lacrymogène, ont constaté des journalistes de Reuters.

Le gouvernement a restreint dans la journée l’accès à internet en raison de la diffusion de “messages haineux” sur les réseaux sociaux.

 

 

R.I

 

 

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