La Galerie Nect-Art d’Alger accueille l’exposition collective « Quatre regards », qui s’est ouverte vendredi 5 juin et se poursuivra jusqu’au 30 du même mois.
Par Malika Azeb
Cet événement rassemble les œuvres de quatre artistes plasticiens, qui ont déployé leur créativité autour d’une vision thématique existentielle abordée sous différents angles.Trente pièces de format dit raisin (standard) sont exposées, dont les toiles du photographe, peintre et fondateur de la Galerie « Nect-Art », Rachid Nacib, ainsi que les œuvres des plasticiens Slimane Ould Mohand, Amar Briki et Adlane Samet, tous issus d’anciennes promotions de diplômés de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts d’Alger.
Le vernissage a eu lieu en présence de plusieurs artistes et universitaires, à l’image de l’artiste Rachid Djemai, de Naget Khedda, Moussa Bourdine, Farid Izemmour, Ratiba Aït Chafa, Abderrak Hafiane, Saliha Hachemi et Mustapha Nedjai.La scénographie a été conçue de façon à respecter les univers des quatre artistes, et l’espace a été pensé pour restituer l’intimité et la sensibilité propres à chacun, là où leurs œuvres ont pris naissance, révélant leurs sources d’inspiration et leur langage plastique singulier.
À travers une succession de quatre créations, Rachid Nacib, qui se situe à la frontière de la photographie et de la peinture, explore la mémoire et la contemporanéité au moyen de belles réalisations « photo-picturales ».
Slimane Ould Mohand, de son côté et à travers ses portraits gravés où la rigueur technique se mêle à une délicatesse poétique peu commune, fait preuve d’une ingénieuse maîtrise.
Dans « Femme qui rêve », l’artiste Amar Briki immerge le visiteur, à travers les huit toiles, dans un univers intérieur empreint de poésie, où des figures féminines épurées au regard effacé évoluent entre mémoire et silence.
Quant aux huit tableaux d’Adlane Samet, ils surgissent d’un territoire intime où enfance, rêve et vertige dialoguent dans un même souffle.
Exposées sans titres, la plupart des œuvres « semi-figuratives » des quatre artistes, réalisées dans des techniques mixtes, acrylique ou pastel, sont parvenues, à travers autant de regards et de récits variés, à « interroger l’espace, la présence humaine et les traces du réel, avec un lyrisme poétique intense et une liberté formelle affirmée », peut-on lire, en substance, dans le document de présentation.
Le responsable de la Galerie Nect-Art, Rachid Nacib, a indiqué que « grâce à la peinture, la photographie et la gravure, cette exposition a permis le dialogue entre quatre écritures visuelles distinctes où couleur, lumière, matière et signe deviennent autant de territoires sensibles de réflexion et de mémoire », ajoutant que « quatre univers différents, mais animés par une même nécessité intérieure : faire de l’art un moyen d’habiter le monde et d’écrire la vie ».
Les artistes plasticiens présents au vernissage ont partagé leur vision du « développement d’un marché de l’art », le considérant comme un « levier pour renforcer leur reconnaissance professionnelle, accompagner la diffusion de leurs œuvres et accroître la visibilité de leurs parcours ».
M.A