La République de Maurice souhaite bénéficier de l’expérience acquise par l’Algérie dans le domaine de l’énergie, notamment dans le segment du renouvelable.
Cette volonté a été exprimée jeudi par le ministre du Logement et des Terres de la République de Maurice, M. Shakeel Mohamed lors d’une entrevue, à Alger, avec le ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, M. Mohamed Arkab.
Par Mohamed Zahar
M. Shakeel Mohamed a indiqué que son pays “souhaite bénéficier de la riche expérience algérienne dans ces secteurs vitaux, notamment en matière de développement de projets d’énergie solaire photovoltaïque et d’utilisation des micro-réseaux pour l’approvisionnement en électricité des régions isolées”, indique un communiqué du ministère.
Les deux parties ont examiné “les voies et moyens de renforcer la coopération dans les domaines de l’énergie, des énergies renouvelables, de la production d’électricité et de la commercialisation du gaz naturel et des produits pétroliers”, ajoute le communiqué.
M. Arkab a assuré que l’Algérie, en tant qu’acteur central au sein de l’Union africaine, attache une importance stratégique à la réalisation de la transformation énergétique dans le continent africain.
Il a réaffirmé, d’autre part, “l’engagement de l’Algérie à soutenir toutes les initiatives africaines visant à réaliser la durabilité énergétique”. Il a signalé que “l’Algérie a mis ses capacités et son expertise (dans le domaine de l’énergie) au service des efforts du continent”.
Plus généralement, M. Arkab a rappelé que “le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, accorde une grande importance au renforcement des liens de coopération et de solidarité africaine et veille à coordonner les efforts avec ses frères dirigeants africains, à l’instar du Premier ministre de la République de Maurice, afin de hisser les relations à des niveaux stratégiques reflétant les aspirations des peuples africains à l’unité et au développement économique durable”.
Le ministre a également évoqué “l’importance de la conjugaison des efforts et de l’échange d’expertises entre les pays africains, en vue de réaliser la sécurité énergétique et de renforcer le développement socio-économique”.
Il a appelé, dans ce contexte, ” à investir dans le développement des ressources humaines et à étendre les programmes de formation dans les domaines de l’énergie afin que les compétences africaines soient en mesure de relever les défis et de réaliser le développement durable escompté”.
La République de Maurice est le troisième pays, en moins d’un mois, à solliciter l’aide de l’Algérie dans le domaine de l’énergie.
Le 26 mars dernier, le directeur général de la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (Sonabel), Souleymane Ouédraogo, a exprimé le souhait de cette société de bénéficier d’un « accompagnement » de la part du groupe algérien Sonelgaz. Il a été essentiellement question, lors d’une réunion en visioconférence avec le P-DG de Sonelgaz, Mourad Adjal, d’une éventuelle intervention de Sonelgaz sur un certain nombre de projets au Burkina Faso afin d’aider à améliorer l’alimentation en électricité.
Plus récemment, le 10 avril courant, une délégation irakienne s’est rendue au siège du groupe Sonelgaz pour solliciter son appui pour la mise à niveau du réseau électrique irakien.
La délégation menée par un représentant de la commission de l’énergie au Parlement irakien, était venue demander l’intervention de Sonelgaz en Irak pour “soutenir le secteur irakien de l’énergie, actuellement confronté à des difficultés”, indique le groupe Sonelgaz.
Le même jour de la visite du ministre de la République de Maurice, le groupe Sonelgaz et la société égyptienne “Elsewedy Electric” ont signé un mémorandum d’entente portant sur le développement d’un partenariat englobant différents domaines liés au secteur de l’énergie.
« La fabrication et la commercialisation d’équipements énergétiques, particulièrement ceux à très haute tension, l’ingénierie, la réalisation d’infrastructures énergétiques, les mesures communes pour investir les marchés extérieurs et l’échange d’expertises et de formation entre les cadres techniques des deux pays », sont les segments clés sur lesquels sera axé ce partenariat, selon un communiqué du ministère.
M.Z
