L’Algérie est l’un des rares pays au monde où entrent dans les prisons des malfaiteurs qui
en ressortent quelques années plus tard en tant que Bacheliers.
Par Slimane Zoheïr
En Algérie, 6 890 détenus des établissements pénitentiaires se sont inscrits aux épreuves du baccalauréat 2024. C’est ce qu’a déclaré le directeur de la recherche et de la réinsertion sociale des détenus au sein de la direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion lors du 1er Colloque national sur “la santé psychologique des détenus et leur accompagnement pour prévenir la récidive” à Guelma. Les détenus, répartis dans différentes filières, sont de sexe masculin et féminin. La direction générale a pris toutes les mesures nécessaires pour assurer de bonnes conditions d’examen pour les détenus-candidats.
Le responsable a également souligné que de nombreux détenus qui ont obtenu le baccalauréat les années précédentes poursuivent actuellement leurs études universitaires. Certains d’entre eux suivent des études à distance à l’université de la formation continue, dont 13 sont inscrits en Master.
En plus du baccalauréat, 5 430 détenus se sont inscrits à l’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM) cette année, et le nombre total de détenus inscrits dans les trois paliers de l’enseignement pour l’année scolaire 2023-2024 s’élève à 44 354 à travers le pays.
La wali de Guelma, Mme Houria Aggoun, a souligné les efforts considérables déployés par les autorités algériennes pour améliorer les conditions de détention, accompagner les détenus et faciliter leur réinsertion dans la société. Ces efforts se traduisent par la révision des textes législatifs, la construction d’établissements pénitentiaires conformes aux normes internationales, ainsi que la fourniture d’une prise en charge psychologique, sanitaire et sociale aux détenus.
Le colloque a été marqué par plusieurs présentations sur des sujets tels que la santé mentale et la prise en charge psychologique en milieu pénitentiaire, les programmes spécialisés de traitement de la toxicomanie, le rôle de la société civile dans la réinsertion des détenus et la prise en charge sociale des prisonniers après leur libération. Les communications ont été faites par des cadres de la direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, ainsi que par des professeurs spécialisés des universités de Batna et de Guelma.
S.Z
