M. Mohamed Seddik Aït Messaoudene a procédé, jeudi 18 juin, à l’ouverture du 17e Congrès euro-africain d’allergologie et d’immunologie clinique, qui se tient à l’hôtel El Aurassi.
Par Malika Azeb
Organisé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, cet événement scientifique vise à renforcer les compétences des professionnels de la santé à travers des formations spécialisées en phase avec les évolutions scientifiques de pointe dans ce domaine.
M. Aït Messaoudene a, dans son allocution à cette occasion, annoncé l’introduction d’une nouvelle spécialité en allergologie, en coordination avec les services du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à partir de la prochaine année universitaire 2026-2027.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant le renforcement des compétences médicales spécialisées et l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de maladies allergiques et immunitaires.
Le ministre a également indiqué que son département s’emploie, en coordination avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à développer des spécialités médicales en pleine évolution, conformément aux instructions du président de la République, afin d’offrir de meilleurs services sanitaires.
Dans ce sens, M. Aït Messaoudene a déclaré que « l’État poursuit une politique soutenue de développement des spécialités médicales à forte valeur ajoutée, dans un contexte marqué par une évolution rapide des besoins sanitaires », tout en soulignant « qu’un travail est en cours pour renforcer les laboratoires de recherche dans le domaine des allergies au niveau des établissements hospitaliers universitaires et des pôles d’excellence, de manière à appuyer la recherche scientifique et l’innovation et à contribuer à l’amélioration du dépistage et du traitement ».
Par ailleurs, le ministre de la Santé a affirmé que « les maladies allergiques et les troubles immunitaires représentent un défi croissant pour la santé publique aux niveaux national et mondial ».
Mettant en exergue l’augmentation continue des cas de rhinite allergique, d’allergies alimentaires et d’asthme, particulièrement chez les enfants, ainsi que la propagation des maladies auto-immunes dont le diagnostic et la prise en charge demeurent complexes dans de nombreux systèmes de santé, M. Aït Messaoudene a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération scientifique entre l’Afrique et l’Europe.
Le ministre considère que les échanges d’expertise, le partage des connaissances et le développement de la recherche collaborative constituent des outils essentiels pour améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement.
Dans ce sens, M. Aït Messaoudene a exprimé son souhait de voir cette rencontre scientifique constituer « un point de départ pour la conclusion d’accords de coopération tangibles et le lancement de programmes d’échanges de chercheurs, ainsi que pour le jumelage de centres de référence entre l’Afrique et l’Europe, favorisant ainsi l’émergence d’un réseau scientifique durable au service de l’avenir de cette spécialité ».
Comme il a appelé au « renforcement des partenariats scientifiques entre l’Afrique et l’Europe, ainsi qu’à l’intensification des programmes de formation, de recherche conjointe et d’échange d’expertises, de manière à optimiser la prévention, le dépistage et la prise en charge thérapeutique, tout en garantissant l’accès des patients aux traitements innovants ».
Le professeur Habib Douagui, président de l’Association algérienne d’allergologie et d’immunologie clinique et président de l’Académie africaine d’allergologie et d’immunologie clinique, a, de son côté, exprimé sa gratitude au président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour les efforts consentis en faveur du système de santé algérien.
Il a également salué « son engagement constant en faveur de la promotion de la recherche scientifique et de l’amélioration de la prise en charge des maladies chroniques, notamment les maladies allergiques et immunologiques ».
M. Douagui a mis en avant l’appui et le parrainage accordés par les autorités aux grandes manifestations scientifiques, ce qui reflète la volonté stratégique de l’État algérien de promouvoir une médecine fondée sur les preuves scientifiques et de faciliter un accès équitable aux innovations thérapeutiques et biologiques.
Pour sa part, le président de l’Organisation mondiale de l’allergie, le professeur Mario Morais Almeida, a estimé que « le principal défi de l’allergologie mondiale aujourd’hui ne réside plus uniquement dans la production de nouvelles connaissances, mais dans la garantie que tous les patients atteints de maladies allergiques puissent bénéficier concrètement de ces avancées scientifiques ».
Pour sa part, le président de l’Association africaine d’allergologie s’est félicité de « l’officialisation, ce jeudi, à l’occasion de ce congrès, de l’acte de naissance de l’Académie africaine d’allergologie et d’immunologie clinique, dont la création avait été annoncée l’année dernière lors du 16e Congrès euro-africain d’allergologie et d’immunologie clinique tenu à Oran ».
Cette Académie africaine d’allergologie et d’immunologie clinique, présidée par le professeur Habib Douagui et dont le siège est établi à Alger, a pour mission de promouvoir l’excellence scientifique et de renforcer la coopération entre les pays africains dans les domaines de l’allergologie et de l’immunologie clinique, ainsi que de contribuer au développement des programmes de prévention et de prise en charge des patients, a précisé ce professeur.
Ajoutant que cette institution ambitionne également de renforcer les capacités des professionnels de la santé à travers les différents pays du continent africain.
La cérémonie d’ouverture s’est achevée par un hommage rendu au président de la République pour son soutien au développement du système de santé et à la recherche scientifique en Algérie.
Le ministre de la Santé ainsi que plusieurs acteurs du secteur aux niveaux national, africain et européen ont également été distingués pour leur contribution au développement de cette spécialité médicale.
M.A
