Le directeur général des forêts, Djamel Touahria, a affirmé dimanche à Mostaganem que le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a mis en place un programme national destiné à promouvoir et développer l’arganier grâce à l’adoption de procédés modernes et de technologies intelligentes.
Par Ali Boudefel
Cette démarche vise à accroître les rendements et à élargir les superficies consacrées à cette essence reconnue pour son importance économique et écologique.
Lors d’une journée d’étude nationale dédiée au développement de l’arganier, organisée par Université Abdelhamid Ibn Badis en collaboration avec la Conservation des forêts de la wilaya, à l’occasion de la Journée internationale de l’arganier, le responsable a expliqué que le programme prévoit la plantation de 250 arbres par hectare. Il repose également sur des techniques modernes d’économie d’eau, notamment l’irrigation au goutte-à-goutte, ainsi que sur l’utilisation d’outils intelligents destinés au suivi de la croissance des plantations et à l’amélioration de leur productivité.
M. Touahria a indiqué que la stratégie nationale accorde désormais une place importante à la valorisation et à l’extension de cette culture, rappelant que la wilaya de Tindouf abrite près de 10.000 arganiers. Les pouvoirs publics œuvrent aussi à diffuser cette plantation dans plusieurs régions du pays, notamment dans le cadre du projet du Barrage Vert, en raison des capacités naturelles de cet arbre à résister à la désertification et à s’adapter aux conditions climatiques difficiles.
Le même responsable a souligné que le programme a déjà produit des résultats jugés « très positifs », aussi bien en ce qui concerne la qualité des fruits que la quantité et la qualité des huiles extraites, particulièrement dans la wilaya de Mostaganem. Des performances similaires ont également été enregistrées dans d’autres wilayas, notamment M’Sila, Tamanrasset et Illizi.
Il a également mis en avant l’intérêt grandissant du milieu universitaire et des chercheurs pour l’arganier, à travers la multiplication des travaux scientifiques consacrés à ses usages et à ses retombées économiques et environnementales. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la convention conclue entre les secteurs de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur, ainsi que des accords de coopération bilatéraux signés localement entre les conservations des forêts et les universités.
Par ailleurs, abordant la campagne nationale de lutte contre les incendies de forêt, le directeur général des forêts a assuré que la stratégie appliquée depuis trois ans a permis d’obtenir des résultats « considérables », notamment grâce à la réduction du nombre de feux et des superficies ravagées. Il a précisé que certaines wilayas n’ont enregistré aucun incendie durant la saison précédente, tandis que Mostaganem n’a connu qu’un seul départ de feu. Selon lui, cette amélioration est le fruit des actions préventives, des campagnes de sensibilisation et de la coordination efficace entre les différents secteurs mobilisés dans la prévention et la lutte contre les incendies.
Cette journée d’étude a réuni plusieurs enseignants et chercheurs issus d’universités algériennes qui ont présenté différentes communications scientifiques. Une exposition consacrée aux programmes de développement de l’arganier et à ses multiples usages dans les domaines alimentaire, industriel, cosmétique et thérapeutique a également été organisée.
A.B
