Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a affirmé lors de l’ouverture du 3ᵉ congrès national de la Société algérienne de pneumologie que « la santé durable ne peut être envisagée sans un environnement sain ».
Par Malika Azeb
Dans une déclaration lue en son nom par le chef de cabinet du ministère de la Santé, Khalil Réda Hadj Mati, lors de cet événement organisé les 14 et 15 novembre 2025 à l’hôtel Sheraton Club des Pins Resort à Alger, conjointement avec le 1ᵉʳ Congrès de la Ligue arabe des pneumologues, placé sous le thème « Environnement et poumons : les nouveaux défis des pathologies respiratoires », le ministre a précisé que « la politique de santé publique intègre désormais la surveillance épidémiologique des maladies respiratoires liées à l’environnement, car la santé et l’environnement sont aujourd’hui indissociables d’une politique nationale orientée vers le développement durable ».
Dans ce contexte, il a salué le choix du thème retenu pour ce 3ᵉ congrès de la SAP, estimant qu’« Environnement et poumon » constitue un sujet d’une grande pertinence à un moment où les défis environnementaux se multiplient et affectent directement la santé respiratoire.
Aït Messaoudene a également souligné que « la lutte contre les pathologies respiratoires d’origine environnementale repose avant tout sur la prévention et la sensibilisation, à travers l’encouragement de modes de vie sains, la réduction du tabagisme et le renforcement de la sécurité en milieux professionnels ».
À ce titre, le ministre a réaffirmé l’engagement du ministère en faveur de la recherche scientifique, notamment par le renforcement des centres d’exploration fonctionnelle respiratoire, la consolidation de la coopération intersectorielle pour le contrôle de la qualité de l’air et le développement de programmes de prévention et de sensibilisation à destination du grand public.
Le professeur Marzouk Gharnaout, président de la SAP et de la Ligue arabe des pneumologues, a indiqué que ce 3ᵉ congrès, jumelé au 1ᵉʳ Congrès de la Ligue arabe des pneumologues, a réuni des experts algériens, arabes et européens pour analyser l’impact des facteurs environnementaux sur la santé respiratoire, et partager travaux scientifiques, expériences, méthodes de prévention, de diagnostic et de traitement.
Les deux événements ont particulièrement mis l’accent sur les effets des changements climatiques et de la pollution environnementale sur les maladies respiratoires, ainsi que sur la nécessité d’élaborer une vision commune pour réduire leurs conséquences sur la santé des populations.
Le secrétaire général de la Ligue arabe des pneumologues, le Dr Mohamed Hasan Altarawneh, a pour sa part souligné le rôle majeur de l’Algérie dans le soutien à la recherche scientifique et au développement des systèmes de santé dans le monde arabe. Il a ajouté que ce 1ᵉʳ Congrès arabe de pneumologie constitue « une plateforme destinée à unifier les efforts médicaux arabes face aux défis sanitaires amplifiés par le changement climatique ».
Le Pr Kamel Sanhadji, président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), a insisté sur l’importance de ces rencontres scientifiques, qui ont permis de mettre en lumière les expériences algériennes, arabes et européennes dans la lutte contre les maladies thoraciques.
Ces deux congrès, auxquels ont pris part plusieurs instances internationales, dont l’American Thoracic Society (ATS), la Société européenne de pneumologie (ERS) et la Société africaine de pneumologie de langue française (SAPLF), ont abouti à d’importantes recommandations en faveur d’une santé publique durable.
Enfin, trois médecins spécialistes ayant rendu de grands services au secteur de la santé ont été honorés à cette occasion : le Pr Ardjoun, le Pr Yahia Berrabah, ainsi que la défunte Khadidja Ali Kacem, distinguée à titre posthume.
MA
