L’entité sioniste cible systématiquement les équipes médicales dans le nord afin de détruire le système de santé et d’imposer des conditions de vie intolérables aux civils tout en leur refusant l’accès aux soins vitaux, a souligné samedi l’Observatoire euro-méditerranéen pour les droits de l’Homme (Euromed Monitor).
Dans un communiqué publié vendredi sur son site, l’ONG a évoqué le ciblage par l’armée sioniste du chirurgien orthopédiste palestinien, Saeed Joda, alors qu’il se rendait de l’hôpital Kamal Adwan à l’hôpital Al-Awda pour soigner des patients, tuant sur le coup celui qui aura été le seul chirurgien orthopédique dans le nord de Ghaza.
Selon l’ONG basée à Genève, l’armée sioniste a attaqué l’hôpital Kamal Adwan, situé à Beit Lahia, plus de 20 fois au cours des 10 derniers jours, blessant plusieurs patients, membres du personnel médical et leurs accompagnateurs.
Elle a noté que “les quelques équipes médicales restées dans le nord de Ghaza sont prises pour cible par l’armée d’occupation de manière systématique, évidente et récurrente. Cela rend extrêmement difficile la fourniture de soins médicaux aux dizaines de milliers d’habitants assiégés depuis 69 jours et empêche les équipes d’ambulances et de défense civile de travailler depuis 51 jours”.
En plus du cycle de meurtres qui a affecté des dizaines de milliers de civils palestiniens dans la partie nord de la bande de Ghaza, l’examen par Euro-Med Monitor des registres de ciblage et des listes de victimes de l’armée sioniste révèle “une politique systématique et généralisée de meurtre et d’assassinat des élites palestiniennes et de ceux qui ont des compétences dans divers secteurs”.
D’après l’ONG, “depuis le 7 octobre 2023, 1.057 membres du personnel médical palestinien ont été tués, et plus de 135 scientifiques et universitaires ont également été tués. Le professeur Abdel Salam Abu Zaida est la dernière victime en date, tuée avec six autres Palestiniens lors d’un raid contre le bâtiment Al-Malash de la ville de Ghaza mercredi, 11 décembre”.
Ces crimes s’inscrivent, dans le contexte d'”une politique ouverte qui cherche à rendre la bande de Ghaza inhabitable en éradiquant les structures de vie de base et les individus dotés de compétences précieuses”.
L’organisation a appelé enfin l’ONU et toutes les nations à “s’acquitter de leurs obligations juridiques internationales pour empêcher la poursuite du crime de génocide (commis par l’entité sioniste dans la bande de Ghaza)”.
RI
