Conseil de sécurité/ Arbaoui souligne les contributions de l’Algérie au renforcement des capacités pour la paix et la sécurité en Afrique

 

 

 

Le délégué de l’Algérie auprès de l’ONU, l’Ambassadeur Nadir Arbaoui, a souligné les contributions de l’Algérie au renforcement des capacités en Afrique, y croyant, comme il l’a dit, en l’importance cruciale des programmes d’appui et de renforcement des capacités pour parvenir à la paix, à la sécurité et au développement économique dans le continent africain.

 

Dans son intervention hier lundi devant le Conseil de sécurité, lors du débat sur la question de la paix et de la sécurité en Afrique, notamment dans le domaine du renforcement des capacités pour une paix durable, l’ambassadeur Nadir Arbaoui a indiqué que l’Algérie n’hésitait pas à formuler un avenir multidimensionnel vision, en harmonie avec son environnement géographique, et reposait principalement sur des projets Structure et des programmes de partage d’expériences et de bonnes pratiques dans divers domaines avec les pays frères de l’Union africaine.

 

A cet égard, il a indiqué que le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait auparavant assumé la haute tâche de coordonner les efforts de l’Union africaine en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme, aboutissant à l’adoption du rapport que le Président avait présenté à son homologues, dirigeants africains, lors du Sommet extraordinaire de l’Union africaine tenu à Malabo en mai dernier, au cours duquel le Président a souligné l’urgente nécessité de passer, dans le cadre de la coopération avec les Nations unies, à un nouveau modèle d’opérations de paix conforme aux exigences de la lutte contre le terrorisme en Afrique.

 

D’autre part, le délégué de l’Algérie a expliqué dans son intervention que dans le domaine de la paix et de la sécurité, l’Algérie tenait à partager avec les pays de l’Union africaine son expérience en matière de médiation, de réconciliation nationale et de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, car elle contribue depuis des années à accompagner de nombreux pays de l’Union Africaine en organisant des ateliers de formation dans ces domaines.

 

Par ailleurs, Nadhir Arbaoui a relevé, pour rappel, que l’Algérie abrite d’importantes institutions africaines dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, à savoir : le Centre Africain d’Etudes et de Recherches sur le Terrorisme, le Mécanisme Africain de Coopération Policière, et l’Unité d’Intégration. et Communication pour les Etats du Sahel, où l’Algérie tient à renforcer ses relations avec ces institutions, notamment dans le domaine du renforcement des capacités.

 

Le délégué de l’Algérie a également ajouté qu’en matière de développement économique, et en tant que membre fondateur du NEPAD, l’Algérie n’a ménagé aucun effort pour concrétiser la vision prospective continentale en donnant un nouveau départ à d’immenses chantiers structurants au profit des pays de la continent, notamment dans le domaine de l’énergie et le projet de route transsaharienne, et vise à accélérer la réalisation du projet Wasla Fibre optique transsaharienne Algérie-Abuja, qui vise à développer l’économie numérique régionale, où l’Algérie a achevé les travaux de sa partie de la fibre optique à une distance de 2548 km.

 

Al-Arbawi a souligné que la question du renforcement des capacités en Afrique est d’une grande importance et doit être sérieusement abordée, car elle représente la pierre angulaire de tous les efforts internationaux visant à résoudre ou à traiter les crises, en particulier sur notre continent africain. Les conflits et les conflits, en plus des menaces multidimensionnelles auxquelles le continent est confronté, font de la mobilisation des efforts collectifs et du renforcement des capacités, une priorité stratégique et un outil essentiel et nécessaire pour relever l’ampleur et la complexité des défis pour le rétablissement de la paix en Afrique.

 

À la lumière du document conceptuel et des questions directrices posées par la question du renforcement des capacités en Afrique, l’Ambassadeur Natheer Al-Arbawi a souligné les points suivants :

 

Premièrement : Les défis croissants appellent, plus que jamais, à conjuguer davantage d’efforts et à fournir un soutien approprié. dans le domaine du renforcement des capacités S’attaquer aux causes profondes des conflits multiformes et multidimensionnels qui nécessitent une approche globale basée sur la dimension du développement durable.

 

L’appui aux capacités des pays de l’Union africaine à s’attaquer aux causes profondes des conflits et des crises figure parmi les priorités urgentes, notamment en renforçant la structure économique et en promouvant les méthodes de bonne gouvernance avec l’implication de tous les acteurs, en particulier la société civile, les femmes et les jeunes.

 

Deuxièmement : pour assurer cet effort, il nécessite l’adoption d’une feuille de route ambitieuse qui trouve sa voie vers une mise en œuvre effective, et s’appuie sur des projets et des programmes de formation spécifiquement destinés à atteindre, dans les délais prescrits, les objectifs communs entre l’Agenda des Nations Unies 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Cet objectif ne sera atteint qu’en mobilisant les diverses ressources nécessaires pour assurer la sécurité et le développement durable.

 

Troisièmement : La traduction effective des objectifs du cadre conjoint entre l’ONU et l’Union africaine pour renforcer le partenariat en matière de paix et de sécurité sur le terrain est l’un des moyens les plus efficaces de renforcer le rôle de l’ONU dans le soutien des capacités des pays de l’Union Africaine. Ce cadre conjoint a fourni un ensemble d’outils et de mécanismes, qui s’inscrivent dans le cadre du renforcement des capacités des pays de l’Union africaine, sur lesquels tous les bailleurs de fonds parties aux programmes de renforcement des capacités devraient s’appuyer comme un document de référence, et travailler ensemble pour l’adapter, chaque fois que nécessaire, pour répondre aux besoins des pays bénéficiaires.

 

Quatrièmement : Compte tenu des défis sécuritaires qui menacent le continent africain, le renforcement de la coopération entre le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine est d’une importance primordiale, notamment en développant une compréhension commune et des solutions favorables à ces défis. L’implication des organisations sous-régionales de l’UA dans les efforts de prévention, de prévention et de résolution des conflits est également de la plus haute nécessité, compte tenu de leur rôle efficace dans les efforts de bons offices et de médiation en plus de leur expérience et de leur avantage comparatif dans leur connaissance du terrain.

 

Cinquièmement : Peut-être que la diversification des programmes de coopération pour soutenir les capacités des pays de l’Union africaine et leur soumission à un examen continu pour faire face à la nature nouvelle et croissante des menaces telles que la cybercriminalité et l’utilisation des nouvelles technologies par les groupes criminels et terroristes, ouvre des perspectives ambitieuses perspectives en vue d’établir la sécurité et la paix aux niveaux régional et international. Toutefois, la prise en compte des spécificités des besoins et des priorités de chaque pays et le respect de sa souveraineté dans l’élaboration des programmes de renforcement des capacités et la non-ingérence dans ses affaires intérieures demeurent un prérequis pour atteindre les objectifs souhaités.

 

Al-Arbawi a conclu son intervention en disant que malgré tous les défis auxquels le continent africain est confronté, il est capable, grâce à ses énergies humaines, ses ressources naturelles et une coopération internationale étroite avec les Nations Unies, de construire et de développer ses propres capacités et de promouvoir le développement durable. objectifs, ce qui la qualifie pour jeter les bases d’une paix durable sur le continent et contribuer ainsi efficacement à l’instauration de la paix et de la sécurité dans le monde.

 

APS

 

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