Vendredi dernier, une conférence intitulée « Les écoles coraniques et les zaouïas et leur rôle dans la résistance à la colonisation française » s’est tenue dans la wilaya de Mascara, une région réputée pour ses institutions religieuses de renom et ses nombreuses zaouïas.
Par Ikram Haou
Cet événement, organisé à l’occasion du 71e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, célébré le 1er novembre 1954, a mis en lumière le rôle crucial joué par les institutions religieuses dans l’accompagnement et le soutien de la révolution algérienne durant la période coloniale.
Dans son intervention, M. Mohamed El-Aouine, secrétaire du Conseil « Iqra » et de l’enseignement coranique à la Direction des affaires religieuses et des wakfs, a rappelé que les écoles coraniques ont été des foyers essentiels de résistance. Selon lui, elles ont contribué à forger dans les esprits et les cœurs des Algériens un sentiment profond de patriotisme et de défense nationale face à une occupation qui dura plus d’un siècle. Il a également souligné que ces institutions représentaient de véritables forteresses spirituelles, formant une jeunesse attachée à sa religion, fière de sa langue et profondément croyante en sa patrie. Ces valeurs, a-t-il ajouté, ont constitué les piliers de la réussite de la guerre de libération nationale.
De son côté, un chercheur en histoire et cadre de la même direction a confirmé que les écoles coraniques « ont joué un rôle fondamental dans la consolidation de la foi islamique et de l’amour de la patrie chez les jeunes, tout en préservant la langue arabe et le Saint Coran ».
La rencontre a également réuni plusieurs personnalités locales et responsables de la wilaya de Mascara, dont M. Ali Zenadra, directeur des Affaires religieuses et des wakfs, qui a rappelé que les écoles coraniques ont constitué la base intellectuelle du mouvement réformiste mené par l’Association des Oulémas musulmans algériens depuis 1931 jusqu’à l’indépendance.
L’événement s’est déroulé en présence de nombreux enseignants de l’éducation coranique, imams, cheikhs de zaouïas et élèves issus des institutions religieuses de la région, témoignant ainsi de la vivacité du lien entre savoir spirituel, identité nationale et mémoire historique.
I.H
