Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Abdelhak Saihi, a coprésidé jeudi dernier avec la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Soraya Mouloudji, une cérémonie marquant la Journée mondiale contre le travail des enfants (12 juin), organisée autour du slogan “Carton rouge au travail des enfants : une enfance protégée, un travail décent pour les adultes”.
Par Tinhinane Bendahmane
Lors de son discours, prononcé en présence de la Déléguée nationale à la protection de l’enfance, Mme Meriem Cherfi, ainsi que de représentants de plusieurs secteurs, instances nationales et organisations internationales, M. Saihi a rappelé les efforts permanents déployés par l’Etat pour protéger et promouvoir les droits de l’enfant, affirmant que cette protection demeure “un choix souverain et un pilier fondamental du projet national visant à bâtir une Algérie forte et prospère”.
Il a par ailleurs indiqué que l’attention portée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à la protection et à la promotion de l’enfance “traduit une volonté politique d’ancrer un Etat social juste, garantissant l’égalité des chances à tous les enfants sans discrimination”, tout en “reflétant l’attachement de l’Algérie à honorer ses engagements internationaux en matière de protection des droits de l’enfant, à travers la poursuite de l’adaptation de sa législation nationale aux conventions internationales pertinentes”.
En présentant le bilan d’activité de l’Inspection du travail, couvrant la période du 1er janvier au 31 mai 2026, le ministre a précisé que seuls “deux cas d’emploi d’enfants n’ayant pas atteint l’âge légal pour travailler” ont été relevés, après le contrôle de “plus de 72.000 entreprises privées employant plus de 676.000 travailleurs”. Ces résultats, a-t-il ajouté, sont “le fruit d’un travail de terrain continu en matière d’application de la loi, d’intensification des contrôles et de renforcement des programmes de sensibilisation”.
Le ministre a également réaffirmé la position “constante et solidaire” de l’Algérie à l’égard des enfants de Palestine, confrontés quotidiennement aux tragédies de la guerre et de l’occupation, considérant que la protection des enfants dans le monde, et particulièrement des enfants palestiniens, relève d'”une responsabilité morale et juridique qui incombe à la communauté internationale”.
De son côté, Mme Mouloudji a affirmé que la protection de l’enfance représente “l’un des piliers fondamentaux des politiques publiques mises en œuvre par l’Etat, dans le cadre de ses engagements constitutionnels envers les générations montantes”.
Elle a rappelé que l’Algérie, sous la conduite éclairée du président de la République, continue de renforcer son système de protection sociale, notamment grâce à des programmes et mécanismes intégrés assurant une prise en charge efficace de l’enfant et de la famille.
Evoquant les actions menées par son secteur, la ministre a expliqué qu’il œuvre, selon une “approche préventive” fondée sur une “protection intégrée”, à assurer la couverture sociale et la protection nécessaires à tout enfant en situation de danger ou de vulnérabilité, à travers un réseau de 50 établissements spécialisés dans la protection de l’enfance, proposant des services d’accompagnement et de prise en charge à cette catégorie.
Mme Mouloudji s’est également arrêtée sur les programmes d’accompagnement et de soutien économique destinés aux familles à faibles revenus, dans le cadre d’une approche conjuguant développement et solidarité, évoquant aussi la mise en œuvre de programmes de solidarité périodiques en faveur des enfants scolarisés et d’initiatives destinées à alléger les charges financières des familles et à favoriser une meilleure intégration des enfants dans leur milieu scolaire et social.
Pour sa part, la Déléguée nationale à la protection de l’enfance, Mme Meriem Cherfi, a souligné que cette journée constitue une occasion de mettre en lumière les acquis et les “progrès majeurs” réalisés par l’Algérie dans le domaine de la protection et de la promotion de l’enfance, rappelant que son instance poursuit, en coordination avec les différents secteurs concernés, ses efforts pour consolider les mécanismes d’accompagnement et de protection de l’enfance.
T.B
