Le gouvernement algérien intensifie ses efforts pour stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat avec le lancement imminent du programme “Kick Start”. Annoncé par Noureddine Ouadah, ministre de l’Économie de la Connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, ce dispositif vise à accélérer la création de jeunes pousses à travers le pays en finançant des programmes d’incubation.
Par Dahmane Abderrahmane
Lors de son passage sur le “Forum de la Radio” (Chaîne I de la Radio nationale), le ministre a expliqué que “Kick Start” fournira des outils financiers aux incubateurs, renforcera l’écosystème entrepreneurial et contribuera à la diversification de l’économie. Cette initiative s’inscrit dans l’objectif du président Abdelmadjid Tebboune de créer 20 000 start-up d’ici 2029, générant ainsi des emplois et une valeur ajoutée significative.
Dans la même dynamique, le ministère prévoit d’organiser cette année un Concours de la Meilleure Start-up, destiné à booster la performance et la visibilité des jeunes entreprises, aussi bien sur le plan national qu’international.
Depuis 2020, l’Algérie s’est résolument engagée dans une transition vers une économie fondée sur le savoir et la technologie, réduisant progressivement sa dépendance aux hydrocarbures. Pour soutenir cette mue, le ministère mise également sur les micro-entreprises, notamment dans le domaine de la sous-traitance, en les intégrant aux grands projets stratégiques comme les usines de dessalement d’eau de mer.
Plusieurs mécanismes de financement, y compris la Finance islamique, ont été mis en place pour faciliter l’accès aux capitaux. Par ailleurs, une plateforme nationale de sous-traitance sera bientôt opérationnelle, permettant aux entrepreneurs et aux centres de formation de mieux répondre aux besoins du marché.
En partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, une plateforme digitale connectera les talents algériens expatriés à l’économie locale, favorisant la création à distance de start-up ou des collaborations avec les universités et centres de recherche.
Enfin, des discussions sont en cours avec divers ministères, dont celui de l’Énergie, pour créer des fonds d’investissement spécialisés, tandis que d’autres partenariats avec les secteurs bancaire et assurantiel sont envisagés pour élargir les possibilités de financement.
Avec ces mesures, l’Algérie affiche sa volonté de bâtir un écosystème entrepreneurial robuste, capable de soutenir une croissance durable et inclusive.
D.A
