Lors d’une audition tenue hier lundi à Alger, Karima Tafer, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Énergie, chargée des Mines, a présenté les grandes lignes d’un nouveau projet de loi visant à réformer le secteur minier. Ce texte, qui sera prochainement soumis au Parlement, a pour objectif de renforcer la transparence, la stabilité et l’attractivité du secteur, tout en améliorant les conditions d’investissement pour les acteurs nationaux et internationaux.
Par Dahmane Abderrahmane
Mme Tafer a expliqué que ce projet de loi, fruit de plus de trois années d’études et de consultations avec les différents intervenants du domaine, introduit des mesures incitatives pour attirer les capitaux et les technologies. Ces dispositions visent à simplifier les procédures d’investissement et à créer un environnement plus favorable pour les secteurs public et privé.
La secrétaire d’État a également souligné les limites du cadre juridique actuel, notamment la loi 14-05, qui n’a pas permis d’améliorer suffisamment le climat d’investissement dans le secteur minier, malgré son importance stratégique. Elle a pointé du doigt la complexité des procédures d’octroi de licences, les restrictions pesant sur les investisseurs, le manque de garanties offertes et l’insuffisance des données géologiques disponibles.
Par ailleurs, Mme Tafer a noté une baisse générale de la production minière, à l’exception de l’exploitation des carrières, attribuant cette tendance à la faiblesse des investissements publics et privés. Elle a insisté sur la nécessité pour le secteur minier de répondre aux besoins du marché local tout en augmentant les exportations pour générer des revenus en devises.
Ce nouveau projet de loi, élaboré en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Kaouter Krikou, et présenté devant la Commission des affaires économiques, du développement, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale (APN), représente une étape clé pour moderniser le secteur minier et relancer son potentiel économique.
D.A
