Les troupes américaines ont été ciblées par des drones et des roquettes au moins dix fois en Irak et trois fois en Syrie depuis le 17 octobre, selon des responsables du Pentagone. Washington a accusé les milices soutenues par l’Iran, mais a admis qu’il n’y avait aucune preuve permettant de rejeter la responsabilité des attaques sur les dirigeants de Téhéran. Vingt soldats américains ont subi des « blessures légères » lorsque deux drones d’attaque ont ciblé la base militaire d’Al-Tanf dans le sud de la Syrie le 18 octobre, a déclaré mardi le commandement central américain à NBC News dans une première confirmation des pertes américaines. Quatre autres militaires américains ont été blessés lors de deux attaques de drones contre les forces américaines déployées sur la base d’Al-Asad, dans l’ouest de l’Irak. À une autre occasion, dans la même base, un entrepreneur civil américain est décédé d’un « épisode cardiaque » alors qu’il se mettait à l’abri d’une attaque présumée de drone. Au total, entre le 17 et le 24 octobre, les forces de la coalition dirigée par les États-Unis ont été attaquées au moins 13 fois « via un mélange de drones d’attaque à sens unique et de roquettes », a déclaré le secrétaire de presse, le général de brigade. Selon le général Pat Ryder, le CENTCOM n’avait pas encore fourni de « liste complète » des attaques et des victimes qui en ont résulté pour le compte rendu public. Notons, par ailleurs, que les États-Unis maintiennent environ 2.500 soldats en Irak, tandis que jusqu’à 1.000 soldats américains sont actuellement déployés en Syrie, occupant des champs pétroliers clés et des passages de l’Euphrate avec le soutien d’une milice dirigée par les Kurdes. Le gouvernement de Damas a protesté à plusieurs reprises, affirmant que leur présence violait le droit international.
R.I
