Le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, a adressé, hier, ses sincères félicitations à l’ensemble des travailleurs de la Radio, à l’occasion de la Journée mondiale de ce média. Le thème choisi pour cette 12e édition est «Radio et paix».
Invité par la Chaîne 1, M.Bouslimani a affirmé que «l’Algérie, avec l’ensemble de ses médias lourds, perpétue ce concept et refuse toute transgression de sa souveraineté». Il y voit comme preuve «les événements récents qui ont fait tomber les masques de personnes sous l’influence d’agendas étrangers».
Pour lui, l’exfiltration d’Amira Bouraoui par les Français vient confirmer, une fois de plus, que l’Algérie, avec ses acquis, dérange certains cercles ennemis du pays dont la stratégie a échoué grâce à la vigilance des officiels et du peuple algériens. «Il s’est avéré qu’elle avait même la nationalité française, ce qui ne laisse aucun doute sur la nature des objectifs de ces agents, pseudo-démocrates, qui cherchent à plonger le pays dans le chaos», ajoute-t-il avant de rappeler qu’il y a bien eu des antécédents avec les médias français pendant la décennie noire où ils étaient à l’origine de la fameuse formule qui tue qui ?. «C’est un processus méthodique depuis des années avec pour objectif de frapper les institutions algériennes, notamment la présidence de la République et l’armée populaire nationale», soutient Bouslimani. «Certains lobbies ont même tenté de cibler les relations algéro-tunisiennes d’où l’instruction du président de la République qui avait ordonné de fournir toutes les facilités aux frères tunisiens traversant les frontières algériennes», renchérit-il.
Interrogé sur le choix par l’Unesco du slogan «Radio et Paix», il a expliqué que celui-ci n’est pas fortuit puisque les deux vont ensemble et la radio demeure le média le plus répandu et le plus influent en raison de sa proximité avec les citoyens. Parlant de la Radio nationale, il a indiqué qu’elle était la voix de toutes les personnes libres qui luttent pour leur indépendance, tels que les peuples palestinien et sahraoui. La presse est confrontée à de nombreux défis géopolitiques mais les médias nationaux, selon Bouslimani, «ont prouvé qu’ils sont à la hauteur de ces enjeux et peuvent constituer un rempart contre les fausses informations tout en défendant les intérêts du pays». Pour le ministre, le rôle de la presse nationale qui a prouvé son professionnalisme est de combattre les campagnes de désinformation hostiles au pays. Il demande, dès lors, aux médias de «ne plus se contenter de réagir à ces campagnes, mais d’être plus proactifs». «Nous devons être agressifs dans nos médias pour défendre nos intérêts internes et externes et les mettre en valeur», lance-t-il.
Bouslimani a mis notamment l’accent sur «le rôle majeur et pivot de la radio dans l’accompagnement des efforts des pouvoirs publics dans la construction de l’Algérie nouvelle à travers ses chaînes nationales et thématiques et ses stations régionales capables de transmettre les informations les plus fiables et d’impliquer le citoyen dans cette dynamique».
La nouvelle loi garantit la liberté des médias
Evoquant les priorités des médias audiovisuels dans la construction de l’opinion publique, Bouslimani est revenu sur l’importance de la pro-activité et la mise en valeur de la vraie image de l’Algérie. La Radio nationale, qui dispose de 58 stations régionales, a un rôle majeur à jouer dans cette démarche en raison de sa proximité directe avec le citoyen qui a besoin de confiance. C’est à travers, proclame-t-il, «des médias de proximité que le citoyen devient un partenaire dans la construction de son pays. C’est à ces médias que revient le rôle de la redynamisation de l’interaction au niveau local entre citoyens et institutions».
«Le ministère de la Communication, qui est en train d’encourager les médias de proximité, a organisé des sessions de formation au profit des responsables de communication et des journalistes pour assurer une meilleure coopération entre les deux parties en vue de transmettre au citoyen une information précise sur le développement local», révèle-t-il. Bouslimani n’a pas omis de rappeler, également, «le rôle que peut jouer la presse dans la préservation de la sécurité nationale en étant à la hauteur du large déploiement que connaît la diplomatie algérienne ces trois dernières années». La presse nationale doit, estime-t-il, «accompagner les efforts déployés par le pays pour redynamiser notre diplomatie, sachant que c’est à elle de transmettre cette image au niveau local, national et international». Nous avons besoin, soutient-il, d’«une machine médiatique forte où le journaliste qui est le soldat de la parole et de la plume doit être au premier rang de cette nouvelle dynamique». Cela doit se faire, explique le ministre, «à travers un plan d’action global, dont la révision des lois sur les médias». Ce projet de loi actuellement au Parlement pour examen par des experts est composé, dit-il, «d’une loi organique, d’une loi sur l’audiovisuel et d’une autre sur la presse écrite et électronique». Ces lois, fait-il savoir, sont «en faveur de la profession et des journalistes en dépit du scepticisme affiché par certains, sachant que la liberté de la presse est garantie aussi bien par cette loi que par la Constitution».
S’agissant de la presse audiovisuelle, il a rappelé qu’«il existe plusieurs chaînes privées toujours régies par un texte de loi étranger. Aujourd’hui, grâce à la nouvelle réorganisation, ces chaînes seront bientôt sous l’autorité de l’établissement public de diffusion». Selon le ministre, «l’opération a déjà commencé puisque 16 chaînes privées sont déjà sous l’autorité de cet établissement public». A propos des sites électroniques, Bouslimani a affirmé que «le pays a grand besoin de plateformes pour combattre les campagnes de désinformation ciblant notre pays».
R.A
