Réunis mardi à Biskra lors d’une journée d’étude consacrée au développement et à la protection des semences locales, les participants ont mis en avant la nécessité de promouvoir et de renforcer l’utilisation de ces ressources dans les régions sahariennes.
Par Ali Boudefel
La rencontre s’est tenue au Centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides, où l’accent a été mis sur le rôle stratégique de ces semences dans la durabilité agricole et la sécurité alimentaire.
Intervenant à cette occasion, la sous-directrice chargée de la labellisation et de l’agriculture biologique au ministère de l’Agriculture, du Développement local et de la Pêche, Djamila Bouras, a insisté sur l’obligation de mieux exploiter ce patrimoine local, notamment pour les céréales et les cultures stratégiques. Elle a souligné que l’adaptation naturelle de ces semences aux conditions climatiques difficiles constitue un atout majeur pour atteindre des niveaux de production satisfaisants et stables.
Elle a également précisé que les travaux de recherche menés par les centres nationaux, en collaboration étroite avec les agriculteurs, en particulier dans les zones sahariennes, visent à identifier les variétés propres à l’agriculture de subsistance. L’objectif est de tirer parti de ces semences afin de contribuer au développement global du secteur agricole.
Pour sa part, Nassima Dhiab, chercheuse au CRSTRA, a expliqué que des études sont actuellement conduites sur diverses variétés de semences d’olivier, de blé, d’orge et de légumes tels que la tomate et le piment. Ces recherches portent sur les spécificités nutritives de ces cultures, encore pratiquées par les habitants de certaines zones de la wilaya dans un cadre familial restreint, ce qui permet néanmoins de préserver leur qualité et leur valeur nutritionnelle.
De son côté, Hafsa Chaïb, représentante de la direction des services agricoles de la wilaya de Timimoune, a rappelé que les régions sahariennes disposent d’un large éventail de semences locales, notamment d’épices, d’arachide, de cucurbitacées, de pastèque et de légumes à forte valeur nutritive. Transmises de génération en génération et toujours cultivées, ces variétés méritent, selon elle, une meilleure valorisation ainsi qu’un soutien accru aux agriculteurs afin d’en élargir la production.
Organisée par le ministère de l’Agriculture, du Développement local et de la Pêche en coordination avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, cette rencontre a réuni des experts et chercheurs issus du CRSTRA, de l’Institut technique de développement de l’agriculture saharienne, de l’institut d’agronomie de l’université de Biskra, ainsi que des représentants des directions des services agricoles des wilayas d’Adrar, de Timimoune et de Biskra, sans oublier l’association locale de promotion de la femme rurale, ont indiqué les organisateurs.
A.B
