Dans un article intitulé XXe : le court siècle de l’égalité, l’Observatoire des inégalités observe que « les guerres sont le creuset de nouveaux projets égalitaires, conçus pour rétablir la paix et la justice une fois les combats terminés. En 1919, l’Organisation internationale du travail (l’OIT) une instance tripartite composée de représentants syndicaux, patronaux et gouvernementaux, s’attache à reconstruire l’économie mondiale autour de la libre circulation des travailleurs et de la défense de leurs droits sociaux. » et après la guerre 1940-1944, les communistes élaborent le Programme du Conseil national de la résistance qui édicte « principalement l’établissement de la démocratie la plus large possible, le rétablissement du suffrage universel masculin, la refonte du système éducatif, l’établissement d’un plan complet de sécurité sociale, le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, des sources d’énergie et des richesses du sous-sol, le droit au travail et le droit au repos, et enfin une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales ».
Mondialisation.ca, 18 juillet 2025
Hélas, selon un document de la Banque de France, à partir de 1983, les inégalités recommencent à se creuser en France et « début 2021, les 10 % des ménages aux patrimoines les plus élevés détiennent 47,1 % de la masse totale du patrimoine brut » selon l’Insee.
La situation est encore pire aux Etats-Unis comme l’explique Olivier Berruyer dans un article de 2011 : USA : pour les inégalités, retour aux années 1920… Aujourd’hui, aux États-Unis, le 1% le plus riche possédant plus de richesses que les 90% les plus pauvres, selon les données de la Réserve fédérale.
Et du coup on voit refleurir les mouvements sociaux comme dernièrement la Marche du pain et des roses, au Canada, en mémoire à la grève déclenchée, en janvier 1912, par des ouvrières de l’industrie textile, avec l’aide du syndicat Industrial Workers of the World (IWW).
Jean Yves Rougeron – Comme les gangsters des années 1920, Macron terrorise et rackette
En écoutant Jean Yves Rougeron comparer, sur Tocsin, le fonctionnement du gouvernement actuel à celui d’un racketeur, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux gangsters des années 20 aux États-Unis, dont l’historienne Annick Foucrier, raconte l’histoire sur France inter :
« Au lendemain de la Première Guerre mondiale, dans une Amérique en pleine prospérité, un jeune Italien de Brooklyn arrive à Chicago pour y devenir le gangster le plus célèbre de l’histoire. Son nom : Al Capone. L’historienne évoque comment Al Capone et d’autres, avec lui ou contre lui, comme Franck Nitti, Meyer Lansky, Charles O’Banion, Vito Genovese, Johnny Torrio, Lucky Luciano ou Virginia Hill, la seule femme gangster, compagne du fameux Bugsy Siegel, mettent en place pour des décennies un empire du crime ».
D’abord Macron terrorise la population en invoquant des fausses menaces (le Covid, la Russie avec son ridicule kit de survie, le climat, la dette, etc.) relayées ou plutôt martelées par tous les médias, de sorte que 90 % des gens finissent par y croire en vertu du fait connu qu’un mensonge mille fois répété devient une vérité, puis il nous promet sa protection et envoie son homme de main, Bayrou, pour annoncer le montant de la rançon que les Français devront payer, à l’exception évidemment de la Caste qui, elle, continue à s’engraisser. Il appelle cela le budget (concocté par Bruxelles et le FMI) qui rabote tous les revenus directs du cadre au SDF : baisse des salaires, des retraites et des aides, suppression des jours fériés, etc., et indirects : vente au rabais de tous les biens publics qui ont encore de la valeur, destruction/privatisation des services publics (santé, éducation) et même des services régaliens (police, justice), à l’exception évidemment de l’armée, indispensable pour la répression et aussi parce que c’est au tour du complexe militaro-industriel, après l’industrie pharmaceutique, de se gaver, et à l’exception du service des impôts, nécessaire pour faire ruisseler tout l’argent du pays dans les poches de Macron, ses commanditaires et tous les parasites qui lui permettent de se maintenir au pouvoir, dont Bayrou est la quintessence.
Depuis la fin de la guerre froide, la seule question que se posent les dirigeants occidentaux, c’est : comment flanquer la trouille à nos peuples ? Mais ça ne marche pas sur les Français. La peur du Covid a marché sur les plus vieux, mais une grande partie du peuple a compris que ses ennemis sont à l’intérieur. Les inégalités se creusent (les multinationales, les banquiers, les hauts fonctionnaires, les médias s’empiffrent de plus en plus), pendant que la pauvreté, les faillites et l’insécurité augmentent à toute vitesse et rien de tout cela n’est de la faute de Poutine !
En réalité, la France a deux problèmes structurels selon Jacques Sapir : l’Euro et le parasitage du pays par une caste corrompue et perverse, pilotée de l’extérieur, qui, assurée de l’impunité, transfert nos richesses et l’argent qu’elle nous vole, à des intérêts étrangers (Allemagne, Etats-Unis, Ukraine, etc.), sans oublier de se servir abondamment au passage.
Éric Verhaeghe – La France de Bayrou s’inspire du scénario de Berlin 1931
Selon le libertarien Éric Verhaeghe, le budget que veulent faire adopter Bayrou/Macron est destiné à être rejeté. Les quelques milliardaires qui tiennent le pouvoir en France ont une ligne qui s’apparente à la ligne Berlin 1931. En Allemagne, pendant la grande crise de 1929, c’était le bazar, l’inflation était terrible et la République de Weimar était incapable de sortir le pays de la crise. L’équivalent allemand de l’Association française des entreprises privées (AFEP), a décidé de parier sur Hitler pour sortir de la démocratie qui était paralysée et pour remettre de l’ordre, de l’autorité comme dit Retailleau.
Aujourd’hui l’AFEP qui regroupe les grandes fortunes françaises, a décidé de laisser le budget Bayrou se planter, le système se censurer et se bloquer, puis de dire à Macron : tu dissous l’Assemblée nationale, tu actionnes l’Article 19, tu fais passer un budget autoritairement et tu reprends le pays en main.
On assiste aux derniers soubresauts du système. Soit on aura une dictature, soit on connaîtra une situation 1789, conclut l’administrateur du Courrier des Stratèges.
Mercouris – Pas plus que l’URSS en 1918, la Russie ne menace l’Europe
La preuve que la menace russe est, comme les autres, une menace creuse qui a pour seul but de rançonner les populations est que les états européens ne font rien, mais rien du tout, pour augmenter leur production d’armes, ni même de drones, ce qui serait pourtant facile, selon Alexander Mercouris dans sa dernière vidéo : La Russie frappe à nouveau l’Ukraine ; les USA ne donneront pas de missiles à longue portée à Kiev ; L’Allemagne paie toutes les factures de Kiev.
L’Allemagne qui avait promis de reconvertir ses usines de fabrication de voitures en usines d’armement a finalement décidé d’acheter des armes aux USA à la place, ce qui va achever de la désindustrialiser et de la rendre totalement dépendante des USA. Mercouris affirme au passage que Friedrich Merz est un premier ministre encore pire que Sholtz qui était déjà nul. (Apparemment chez eux, c’est comme chez nous, chaque dirigeant est pire que le précédent…) La seule chose qui empêche Macron de faire la même chose est que le puissant lobby de l’armement français ne le permettra jamais.
Mercouris ajoute que la guerre des droits de douane (tariffs) est une prolongation de la guerre des sanctions. Mais que ni la Chine, ni la Russie, ni sans doute l’Inde, ne cèderont à l’ultimatum de Trump. Apparemment la demande de pétrole n’a jamais été si forte, alors que la production baisse, donc il ne faudrait pas grand-chose pour déséquilibrer le marché du pétrole et les USA, l’Angleterre et l’UE seraient les premiers à en souffrir…
Et pendant ce temps-là, sur le front ukrainien, les Russes avancent de plus en plus rapidement.
Brian Berletic – Depuis la guerre hispano-américaine de 1898, « America First » signifie la guerre perpétuelle pour l’hégémonie
Ceux qui ont cru que le slogan de Trump l’Amérique d’abord ou Rendre sa grandeur à l’Amérique signifiait qu’il allait se recentrer sur la politique intérieure n’ont rien compris à l’essence même des Etats-Unis. Pour eux c’est toujours une question d’hégémonie sur le monde et les slogans ne servent qu’à tromper le peuple qui lui ne veut plus de guerres. Ils font tous pareil, Barak Obama en tête !
Trump se partage la tâche avec l’UE. Les Européens vont s’occuper de l’Ukraine et les Etats-Unis des BRICS. Ils vont faire comme en Syrie. Ils ne vont jamais faire la paix, ils vont geler le conflit, et nous avons vu comment ça s’est terminé en Syrie. La guerre des Etats-Unis contre la Russie par proxy ukrainien interposé a été soigneusement préparée et mise en œuvre dans le cadre du maintien de l’hégémonie étasunienne. C’est pareil pour l’Iran au Moyen Orient et la Chine en Asie. Ils veulent contenir ces nations en utilisant contre elles les pays qui les entourent. En Ukraine la guerre est dirigée par des généraux étasuniens et les opérations terroristes par la CIA.
D.M (à suivre…)
