Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en collaboration avec le secrétaire général de l’Union des Conseils Arabes de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (UCARS), a organisé, lundi dernier à l’hôtel El Aurassi, un événement scientifique d’envergure.
Par Malika Azeb
À cette occasion, quatre projets de recherche portés par des chercheurs algériens ont été officiellement lancés dans le cadre de l’initiative des alliances arabes pour la recherche scientifique et l’innovation.
Le professeur Mohamed Bouchicha, directeur général de la recherche scientifique au sein du ministère, a souligné l’importance stratégique de cette initiative, la qualifiant de « levier essentiel pour fédérer les compétences scientifiques du monde arabe et développer ensemble des solutions concrètes aux défis du développement durable ».
Il a également affirmé que cette initiative régionale enclenche une dynamique prometteuse, appelée à se consolider à travers les prochaines éditions. Selon lui, « c’est la première fois qu’un mécanisme structuré permet de connecter les chercheurs arabes à cette échelle, de favoriser le réseautage scientifique et de lancer des projets d’envergure portés collectivement ».
Cette coopération scientifique, a-t-il ajouté, représente un enjeu crucial pour un développement régional à la fois durable et efficace.
Évoquant les projets algériens, M. Bouchicha a précisé qu’ils couvrent des domaines stratégiques variés : le recyclage des plastiques, l’intelligence artificielle appliquée à la santé, les technologies avancées et les énergies renouvelables. « Ces choix ne sont pas le fruit du hasard ; ils reflètent les priorités nationales et mettent en lumière l’excellence de nos chercheurs », a-t-il insisté.
Il a rappelé que cette initiative avait été adoptée par le Conseil de l’Union des Conseils Scientifiques Arabes en décembre 2022, avant son lancement opérationnel en 2023. « Avec ces quatre projets algériens, nous posons les jalons d’un nouveau modèle de coopération, fondé sur la complémentarité, l’excellence scientifique et l’engagement régional », a-t-il affirmé.
Le professeur Bouchicha a également salué la contribution active de l’Algérie, à travers ses institutions et ses chercheurs, dans le renforcement de la coopération scientifique régionale. Il a réitéré l’engagement du ministère à poursuivre ses efforts en matière de recherche et de collaboration interarabe au service des peuples de la région.
De son côté, le secrétaire général de l’UCARS, Abdelmadjid Ben Amara, a déclaré que « cette initiative jette les bases d’une coopération scientifique arabe compétitive, alignée sur les enjeux de développement durable de la région, à l’image de ce qui se fait dans l’espace européen ».
Dans son intervention, Pr Ben Amara a mis l’accent sur l’engagement constant de l’Algérie en faveur du soutien à la coopération régionale dans les domaines scientifique et technologique. Il a précisé que les projets retenus se concentrent autour de cinq priorités majeures : la sécurité alimentaire, l’énergie et l’eau, la santé et les médicaments, les technologies émergentes – notamment l’intelligence artificielle – ainsi que les sciences humaines et sociales.
Il a par ailleurs expliqué que l’appel à projets, lancé en 2024, a suscité l’intérêt d’environ 2 500 chercheurs à travers le monde arabe, générant près de 400 propositions. Parmi celles-ci, 29 projets ont été sélectionnés, dont quatre portés par des équipes algériennes. « Cela témoigne du sérieux et du potentiel de la recherche scientifique nationale », a-t-il ajouté.
À cette occasion, il a annoncé le lancement d’une deuxième édition avant la fin de l’année en cours et a invité les chercheurs algériens à y participer activement.
M.A
