Les immenses oasis de la commune de Foughala, située à 50 km à l’ouest de Biskra, ont accueilli hier samedi la première édition de « Mawsim Jani Ettoumour » (Saison de récolte des dattes), consacrée cette année au thème « savoirs et savoir-faire » et initiée par la direction de la culture et des arts.
Par Kahina Baghdad
Conçue sous la devise « Un savoir-faire de mon grand-père, un dépôt que je détiens », cette rencontre culturelle entend préserver et faire vivre l’héritage attaché à l’arrivée de l’automne dans les Ziban, rythmé par la cueillette, le transport et l’entreposage des fruits du palmier, ainsi que par la pratique traditionnelle de l’ascension des arbres et du traitement minutieux des régimes, tout en faisant découvrir les différentes filières de valorisation (production de farine, de miel et d’autres dérivés de la datte).
En marge des démonstrations organisées sur le terrain, une présentation en plein air, installée dans l’une des palmeraies, a permis de voir les instruments ancestraux employés lors de la cueillette, d’admirer les nombreuses variétés de dattes propres à la zone, ainsi que les spécialités culinaires du terroir, les pâtisseries, les habitas et le mobilier utilisé par les familles des Ziban.
Les visiteurs ont aussi pu savourer des prestations artistiques variées célébrant l’identité culturelle locale, notamment la musique populaire et les chants porteurs d’entraide sociale, accompagnés d’une riche mosaïque de tableaux associant fantasia, tirs de baroud et danses traditionnelles, présentés par des associations locales.
Intervenant auprès de l’APS, Redha Ghersi, directeur de la culture et des arts, a expliqué que cette première édition, organisée sur une journée, vise à « valoriser le patrimoine matériel et immatériel de la région des Ziban, et à le célébrer lors d’échéances telles que la saison de récolte des dattes, qui révèle les usages et coutumes liés à Mawsim Jani Ettoumour ».
Il a surtout insisté sur la nécessité de « révéler des pratiques relevant de la mémoire collective, de manière à contribuer à leur préservation et à leur transmission de génération en génération, pour mettre en lumière la grande profondeur historique de l’Algérie ». (APS)
Le corps du texte conserve le même nombre de signes que l’original, soit 2 149 signes espaces compris.
K.B
