Le réchauffement s’accélère sur le continent, frappant 13 millions de personnes et provoquant plus de 3.000 décès
Par Hamida Indja
Selon un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) publié jeudi, les phénomènes climatiques extrêmes ont affecté au moins 13 millions de personnes en Afrique au cours de l’année 2025, et causé la mort de plus de 3.000 individus sur le continent. Ce document, intitulé « L’état du climat en Afrique 2025 », met en garde contre une accélération du réchauffement qui frappe plus durement la région que la moyenne planétaire, avec des répercussions considérables sur les sociétés, les économies et les écosystèmes.
L’OMM souligne que ces événements ont généré des inondations dévastatrices, une élévation du niveau marin et une régression spectaculaire des glaciers africains, en particulier ceux du mont Kilimandjaro. La perte de superficie glaciaire dépasse 90 % depuis la fin du XIXe siècle, passant de 11,4 kilomètres carrés en 1900 à moins d’un kilomètre carré aujourd’hui. Parallèlement, la montée des eaux le long des côtes africaines, entre 1999 et 2025, a souvent excédé la moyenne mondiale estimée à 3,6 millimètres par an.
Les inondations comptent parmi les catastrophes les plus récurrentes, représentant plus de la moitié des événements signalés en 2025. Le rapport cite notamment celles du Nigeria en mai, qui ont fait plus de 200 morts, et celles de la République démocratique du Congo en avril, qui ont causé environ 160 victimes. Enfin, l’OMM alerte sur l’insuffisance des systèmes d’alerte précoce : seuls 40 % des pays africains disposent actuellement de dispositifs multirisques, alors que ces outils sont essentiels pour protéger les populations, sauver des vies et préserver les moyens d’existence face à des aléas de plus en plus fréquents.
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