Les incendies faisant rage depuis quatre jours près d’Athènes menaçaient toujours lundi, avec une reprise du feu malgré la baisse des rafales de vents et l’entrée en action d’une dizaine de bombardiers d’eau.
Si les pompiers ont évoqué lundi matin une légère amélioration de la situation, le maire de la ville de Megara – à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la capitale et l’un des principaux fronts de ces incendies (pour l’essentiel de forêts) – a fait état d’une “reprise de feu intervenue dans l’après-midi”.
“Alors que le vent a baissé dans la région, à Kandyli il y a toujours des rafales et des courants qui se créent à partir de l’air chaud qui monte vers le haut et on observe une reprise du feu”, a indiqué Panagiotis Margetis dans une déclaration aux médias.
“Pour l’instant, il n’y a pas de dégâts à des maisons ou entreprises à Kandyli et Agia Skepi”, les deux localités les plus exposées, à environ 50 km au nord-ouest de la capitale.
Mais “le feu change sans cesse de direction” et il se rapproche vers “la zone industrielle” de Megara, ce qui est très dangereux”, a -t-il ajouté, sur la chaîne publique Ertnews.
Dans la matinée, le porte-parole des pompiers, Yannis Artopios, a parlé d’une “amélioration”, mais a dit ne voir “absolument aucune raison de baisser la garde”.
“Nous restons vigilants”, sur ces fronts de Kandyli et d’Agia Skepi”, a-t-il souligné. Un peu plus au sud, la ville industrielle de Mégara compte plus de 20.000 habitants.
“Je dirais qu’il s’agit sans aucun doute de l’une des pires crises liées aux incendies auxquelles nous ayons dû faire face au cours des 8 à 10 dernières années”, a estimé Théodore Giannaros, chercheur à l’Observatoire national grec.
Si les vents, qui ont dépassé par moments les 100 km/h ces derniers jours dans cette région de l’Attique, ont notablement baissé, la hausse du mercure attendue ce mercredi (jusqu’à 37 C) risque de compliquer la situation.
“Les combustibles vont se dessécher encore plus rapidement” et “cela va les rendre plus inflammables qu’ils ne l’étaient au début du mois de juin”, a prévenu M. Giannaros.
De nouvelles évacuations près du village de Kandyli ont par ailleurs été ordonnées lundi matin, selon la Protection civile grecque.
“La lutte contre les feux est inégale”, a reconnu Kostas Katsafados, vice-ministre de la Protection civile et de la Crise climatique sur Ertnews.
Le risque de départ de feux reste “très élevé” ce lundi, classé niveau 4 sur une échelle en comprenant cinq, en Attique – la région de la capitale – et dans la Béotie proche, selon la Protection civile.
R.Env
