Depuis le 7 octobre 2023, l’entité sioniste poursuit sa destruction méthodique de la bande de Gaza, plongeant des millions de Palestiniens dans une catastrophe humanitaire sans précédent.
Par Ikram Haou
L’entité sioniste ne cesse de ravager la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, tout en menant une guerre génocidaire parmi les plus horribles au monde. Elle y a détruit toutes les conditions de vie et a rendu la situation humanitaire, sanitaire et éducative catastrophique, en raison de la destruction des infrastructures, des violations et des crimes contre l’humanité.
Les Palestiniens sont tous dans une situation désastreuse, et les prisonniers subissent des violations et des actes horribles de la part de l’entité sioniste. A ce sujet, le chef de l’unité des études et de la documentation de l’Autorité palestinienne chargée des affaires des prisonniers et des ex-prisonniers, M. Abdel Nasser Farwana, a expliqué que les détenus traversaient les périodes historiques les plus dangereuses et les plus sanglantes depuis le 7 octobre, sur fond de recrudescence des violations dans les prisons de l’occupation. Il a noté que 40 000 Palestiniens avaient été arrêtés au cours des trois dernières années, dont quelque 25 000 en Cisjordanie et à El-Qods, et plus de 15 000 dans la bande de Gaza.
La plupart des infrastructures sont également détruites, notamment en ce moment où le secteur de la santé souffre. Il est très difficile d’assurer le minimum de soins en raison d’une grave pénurie de médicaments et de fournitures médicales. Selon le directeur du complexe médical Al-Chifa, M. Mohamed Abou Selmiya, la situation sanitaire dans la bande de Gaza demeure « catastrophique ». Il a en outre expliqué cette situation par des données précises : seuls 16 hôpitaux sur 34 fonctionnent actuellement de manière partielle. M. Abou Selmiya a ajouté que plus de 50 % des médicaments et 70 % des fournitures médicales sont indisponibles, outre un déficit estimé à 80 % en produits de laboratoire. Plus de 80 % des appareils de scanner et de radiographie ont également été endommagés, alors qu’aucun appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) n’est disponible, a-t-il souligné. De même, 11 000 malades atteints de cancer, dont 4 500 nécessitent des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie, sont privés de soins dans la bande de Gaza. Le nombre de décès dus à l’absence de traitement se situe entre 2 et 3 cas par jour, tandis que 40 % des patients sous dialyse ont perdu la vie.
Plus de 70 % des couveuses pour nouveau-nés ont été détruites. Quelque 21 000 patients ont besoin de soins à l’extérieur de la bande de Gaza, mais seule une centaine de malades par semaine parvient à quitter le territoire. L’agression a également fait plus de 6 000 amputés, dont environ 2 000 enfants, ainsi que plus de 2 000 personnes souffrant de paralysie totale, outre 47 000 blessés nécessitant une rééducation à vie, a ajouté Abou Selmiya.
D’autre part, le secteur de l’éducation n’est pas épargné, où des centaines de milliers d’élèves tentent de poursuivre leur scolarité dans des conditions exécrables, sous des tentes. Dans ce cadre, le directeur de l’éducation à l’ouest de Gaza, Dr Jawad Al-Cheikh Khalil, a déclaré que l’agression génocidaire avait détruit près de 70 % des écoles de la bande de Gaza. Les résultats de ces destructions sont marqués par plus de 21 000 martyrs parmi les étudiants et plus de 700 membres du personnel éducatif et enseignant, tandis que les infrastructures du ministère de l’Éducation ont été détruites, a-t-il affirmé.
Le même responsable a donné l’exemple de la situation éducative durant l’année 2026-2027, où plus d’un demi-million d’élèves ont rejoint les établissements scolaires pour la quatrième année consécutive, non pas dans des établissements scolaires normaux, mais dans des tentes éducatives. Le nombre d’élèves dépasse parfois 70 dans une seule tente, dans un contexte marqué par les coupures d’électricité et d’internet, ainsi que par le manque d’eau potable et de moyens pédagogiques.
Alors que les écoles non détruites servent à accueillir les personnes déplacées, le responsable a appelé à aider à créer des écoles mobiles et temporaires afin de sauver l’année scolaire des enfants palestiniens sous cette occupation sioniste.
Revenant aux prisonniers palestiniens, M. Farwana a en outre déclaré que le nombre actuel de prisonniers et détenus s’élève à environ 9 500, dont près de 3 200 détenus administratifs, sans compter le nombre réel de prisonniers originaires de la bande de Gaza. Au cours des trois années de guerre génocidaire, 93 prisonniers sont tombés en martyrs, tandis qu’environ 750 dépouilles palestiniennes sont toujours détenues par l’occupation sioniste. Il a ajouté que, selon le témoignage de prisonniers libérés, ceux-ci ont vécu des violences physiques, ou si l’on peut dire des actes de torture ; ils n’avaient pas accès à une alimentation suffisante ni à de l’eau potable, et tout a été fermé d’une manière illégale, par exemple les visites familiales ont été interdites et les visites du Comité international de la Croix-Rouge entravées. Il a qualifié la situation dans les prisons de « choquante et effrayante », a-t-il conclu.
I.H
